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Hantavirus : un nouveau cas confirmé chez un membre d'équipage du navire rapatrié aux Pays-Bas

Un douzième cas de hantavirus a été confirmé dans l'équipage du navire de croisière MV Hondius. Toutes les infections recensées à ce stade concernent d'anciens passagers ou membres d'équipage du navire.

Le navire de croisière MV Hondius au port de Granadilla, dans le sud de l'île espagnole de Tenerife le 10 mai 2026.

Crédit : MV Hondius

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AFP & Marine Langlois

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Un membre d'équipage du navire de croisière MV Hondius, qui avait débarqué à Tenerife en Espagne et avait été rapatrié aux Pays-Bas, a été confirmé comme nouveau cas d'hantavirus, a annoncé le chef de l'OMS vendredi 22 mai. 

"Les Pays-Bas ont confirmé aujourd'hui un nouveau cas chez un membre d'équipage qui a débarqué à Tenerife, a été rapatrié aux Pays-Bas et se trouve depuis en quarantaine", a déclaré le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il y a désormais au total 12 cas suspects et confirmés, dont trois décès. 

Cette nouvelle infection confirme que l'épidémie est a priori sous contrôle : à ce stade, tous les cas recensés concernent soit des anciens passagers, soit des membres d'équipage du navire.

Pas de nouveau décès depuis le 2 mai

Les autorités sanitaires ont fait savoir qu'aucun nouveau décès n'avait été signalé depuis le 2 mai, date à laquelle l'épidémie avait été signalée pour la première fois à l'OMS. "Nous continuons d'exhorter les pays touchés à surveiller attentivement tous les passagers et les membres d'équipage pendant le reste de la période de quarantaine", a indiqué le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé.

Il a spécifié que plus de 600 contacts continuaient d'être suivis dans 30 pays, et qu'un "petit nombre de contacts à haut risque" n'avaient pas encore été retrouvés.

Parti d'Ushuaïa en Argentine le 1er avril, le navire de croisière MV Hondius, qui a suscité une inquiétude mondiale en raison d'un foyer d'hantavirus à son bord, a achevé le 18 mai son voyage dans le port néerlandais de Rotterdam, où le reste de son équipage a été placé en quarantaine.

L'hantavirus est un virus rare pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique. Selon l'OMS, la contagion humaine nécessite un contact très proche. Ce virus des Andes, seul hantavirus transmissible entre humains, a cependant une période d'incubation de plusieurs semaines, ce qui signifie que d'autres cas parmi les occupants du navire pourraient apparaître à l'avenir, selon l'OMS.

Plus de 120 passagers ont déjà débarqué aux Canaries le 10 mai, puis ont été rapatriés dans leur pays ou évacués vers les Pays-Bas, pays dont le Hondius bat pavillon.

Notre série podcast "Hantavirus, histoire d'une alerte"

Le 2 mai 2026, l'Organisation mondiale de la santé, l'OMS, est informée que des passagers d'un navire de croisière néerlandais, le MV Hondius, sont atteints d'une grave maladie respiratoire. Deux morts sont déjà signalées, ainsi qu'un passager dans un état critique.

Le jour même, la science parvient à mettre un nom sur le mal qui frappe les croisiéristes du Hondius : le hantavirus. Inconnue du grand public, la maladie, et plus particulièrement la souche des Andes, se retrouve brusquement au centre de l'attention.

D'où vient ce virus ? Comment a-t-il pu prospérer sur un bateau de croisière ? Peut-il provoquer une nouvelle pandémie, à l'image du Covid-19 ? Épisode après épisode, des spécialistes reviennent sur cet événement hors norme pour en décrypter les enjeux scientifiques, sanitaires et géopolitique.

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