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Karine Lacombe était l'invitée de RTL ce mardi 12 mai 2026.
Crédit : Capture d'écran RTL
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Alors qu'un premier cas positif à l'hantavirus a été détecté en France lundi 11 mai, les règles d'isolement ont été durcies, avec l'annonce d'une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier" pour tous les cas contacts. La Française déclarée positive au virus venant d'Amérique du sud est, à l'heure où ces lignes sont écrites, en réanimation dans un état stable.
Ces derniers jours, les appels de spécialistes ou de responsables politiques à ne pas céder à la panique se multiplient. Car oui, même si le virus n'est pas comparable au Covid-19, la situation actuelle rappelle étrangement celle qu'on a pu vivre en 2020.
C'est certainement pour cela que les interrogations sont nombreuses en ce moment. Invitée de RTL Matin ce mardi 12 mai 2026, l'infectiologue française Karine Lacombe a répondu aux questions de nos auditeurs. De quoi rassurer sur la situation actuelle.
Invitée de RTL Matin, Karine Lacombe s'est voulu rassurante face à Thomas Sotto. "On n'est pas du tout dans le même contexte que le Covid-19." Et pourquoi ? Car les chercheurs "connaissent" bien ce virus.
"Cette souche existe dans des zones localisées en Amérique du sud depuis longtemps et il n'y a jamais eu d'épidémie majeure", rappelle l'infectiologue. "On ne devrait pas avoir d'épidémie d'ampleur", conclut-elle.
Par ailleurs, la classe scientifique a appris du Covid. "Il y a 6 ans, il n'y a pas eu beaucoup de transparence sur l'information et on a travaillé en ordre dispersé. Là, il y a eu une vraie harmonisation sur la diffusion de l'information qui a été claire et transparente et surtout, tous les scientifiques travaillent main dans la main avec les politiques", se réjouit la cheffe de service hospitalier des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine (Paris).
C'est un virus qui se transmet à partir des personnes qui ont des prodromes (des symptômes avant-coureurs d'une maladie, ndlr). La transmission à proprement parler se fait plutôt par les fluides corporels. "Plus la personne va être malade, plus elle va dégager de fluides corporels et plus la transmission peut se faire", explicite Karine Lacombe.
Cela peut être via la transpiration, et surtout la salive. "Ce n'est pas un virus respiratoire, il faut bien garder ça en tête. Ce n'est pas comme le virus SARS-CoV-2 qui, lui, s'aérosolise dans l'atmosphère de façon globale", précise l'infectiologue. Pour faire simple : "On ne l'attrape pas en se promenant dans la rue".
Dans le cas des épidémies qui ont été décrites en Argentine, les cas ont été suscités par "des contacts très rapprochés dans des zones fermées" avec des malades.
D'après les connaissances qu’on a pu acquérir grâce aux deux dernières épidémies (de 1996 et de 2018, ndlr), on est "très transmissibles" quand on commence à avoir des symptômes. Mais il n'existe "aucune certitude qu’on soit infectieux avant qu’on ait des symptômes", nous apprend Karine Lacombe sur RTL.
"La situation actuelle est quelque part une chance pour la science car on va pouvoir faire des recherches", souligne-t-elle.
Si la chercheuse ne redoute pas une pandémie mondiale, son inquiétude se focalise sur la santé de cas contacts ou des malades. En cause : le taux de létalité autour des 40% pour ce virus.
Pour rappel, le taux de létalité correspond au nombre de personnes malades parmi ceux qui sont infectés. Il ne faut pas le confondre avec le taux de mortalité, qui est beaucoup plus difficile à déterminer.
Il existe des tests en milieu hospitalier mais pas en pharmacie. "C'est une maladie qui se prend en charge uniquement en milieu hospitalier", explique la spécialiste. Par ailleurs, "personne ne doit les faire en dehors des cas contacts qui sont pris en charge à l'hôpital".
Côté guérison, il n'existe pas de traitements spécifiques ou préventifs, c'est-à-dire de vaccin. "On a des traitements pour guérir les symptômes, mais ce n'est pas le fond du problème", ajoute Karine Lacombe, qui précise que des "molécules" sont en cours de développement.
C'était le grand apprentissage pendant l'épidémie de Covid-19. Se laver les mains plus souvent, porter un masque, se tenir à distance… Cet ensemble de mesures, appelées les "gestes barrières", ont intégré notre quotidien en 2020.
6 ans plus tard, va-t-il falloir reprendre ces bonnes vieilles habitudes ? "Le virus ne circule pas dans la communauté donc il n’y a aucune raison de mettre en place les gestes barrières", a estimé la chercheuse au micro de Thomas Sotto. Même chose pour les masques chirurgicaux et les FFP2.
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