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Crèmes, mascaras, rouges à lèvres… Plus de 8 produits cosmétiques sur 10 sont susceptibles d'être toxiques, mais leur autorisation à la vente vient d'être prolongée

Plus de huit produits cosmétiques sur dix sont susceptibles de contenir des substances cancérigènes ou toxiques. Alors qu’ils devaient jusqu’ici être retirés des rayons en un an et demi, une loi adoptée ce mercredi 29 avril par le Parlement européen allonge les délais, jusqu’à six ans dans certains cas. Une décision qui inquiète, d’autant que les consommateurs restent peu informés des risques.

La Société de dermatologie alerte sur les promesses des fabricants de cosmétiques.

Crédit : Unsplash

Crèmes éclaircissantes, mascaras, rouges à lèvres... Plus de 8 produits cosmétiques sur 10 susceptibles de contenir des substances cancérigènes ou toxiques

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Diane Berger - édité par Yasmine Boutaba

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Crèmes éclaircissantes, rouges à lèvres, mascaras… Ces produits font partie des indispensables de nombreuses routines beauté. Pourtant, selon plusieurs études, plus de 80% des cosmétiques pourraient contenir des substances cancérigènes ou toxiques, alors que la plupart des consommateurs n'ont pas conscience de la dangerosité potentielle de ces produits qui, malgré les risques, resteront plus longtemps que prévu dans les rayons.

À la sortie d'un magasin de cosmétiques, un sac de courses à la main, Bintou âgée de 22 ans, a confié vouloir une belle peau à tout prix. Et pour ce faire, sa routine est bien rodée : "Je fais le double nettoyage, le toner, le sérum, l’essence, la crème, la crème solaire. Donc ça fait 7 produits au total". 

Un peu plus loin, Élise a reconnu ses limites face aux étiquettes : “Je regarde surtout s’il y a beaucoup d’alcool ou pas dedans. Après, je ne suis pas une experte là-dedans".

Tania, elle, a expliqué vouloir ralentir : "J’adore acheter des produits, mais j’ai l’impression que je me porte mieux quand j’en mets moins. La peau va mieux au plus simple".

Des effets sur la santé dénoncés

Les risques sont bien réels. D’après Inserm, ces produits exposent à des perturbateurs endocriniens. Certains contiennent également des substances cancérogènes.

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Un constat dénoncé par François Veillerette, de l’ONG Générations Futures : "La seule façon de s’en sortir, c’est de les retirer le plus rapidement possible du marché, malheureusement", a-t-il alerté au micro de RTL.

Jusqu’à présent, lorsqu’un produit était jugé dangereux, les industriels disposaient d’un délai d’un an et demi pour le retirer de la vente. Mais une loi adoptée le mercredi 29 avril par le Parlement européen a changé la donne.

Désormais, ce délai passe à deux ans et demi, et peut même atteindre six ans dans certains cas. Une décision qui laisse plus de temps aux fabricants… mais qui prolonge aussi la présence de produits potentiellement nocifs dans les rayons.

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