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VIDÉO - "On peut imaginer que Dassault réclame lui-même sa mise en examen"

ÉCLAIRAGE VIDÉO - Mathieu Delahousse, grand reporter au service justice de "RTL", explique pourquoi le sénateur a demandé la levée de son immunité parlementaire, le 10 février.

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"On peut imaginer que Serge Dassault réclame lui-même sa mise en examen" Crédit Image : RTL.fr | Crédit Média : RTL.fr | Date :

"Je demande la levée de mon immunité parlementaire", a déclaré l'industriel, patron de presse et sénateur UMP Serge Dassault, lundi 10 février 2014. Avec cette déclaration, l'ancien maire de Corbeil-Essonnes a voulu prouver qu'il n'avait "rien à se reprocher". Il est soupçonné d'achats de voix et d'extorsions. Mercredi 12 février, le bureau du Sénat a voté la levée de son immunité, après l'avoir une première fois refusée.

Pour Mathieu Delahousse, grande reporter au service justice de RTL, cette demande de levée d'immunité venant du principal intéressé est "un acte tout sauf anodin", puisque ce sont les juges d'instruction qui ont adressé cette demande aux sénateurs, pour les nécessités de leur enquête. "Il y a donc deux forces, précise le journaliste, d'un côté la justice pénale, et de l'autre la protection qui est due aux parlementaires."

Sa mise en garde à vue : la suite logique des événements

"Il y a une sourde bataille de communication parce que, par deux fois, Serge Dassault avait mis en avant des communiqués", souligne Mathieu Delahousse. La première fois pour dire qu'il était à disposition de la justice, et la seconde pour demander la levée de son immunité sénatoriale. "Dans les deux cas, ça n'a aucun effet sur la procédure, explique-t-il, mais c'est une façon de précéder l'appel".

Ça n'a aucun effet sur la procédure mais c'est une façon de précéder l'appel

Matthieu Delahousse
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"On peut imaginer que dans les semaines qui viennent, il puisse réclamer lui-même sa mise en examen", poursuit le journaliste.

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La suite logique des événements, après la convocation et la mise en garde à vue de tous les acteurs de ce dossier ainsi que la mise en examen de trois d'entre eux, c'est "la convocation a priori comme gardé à vue du sénateur et éventuellement sa mise en examen", conclut le spécialiste.

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