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VIDÉO - "Le Grand Débat" : les candidats s'accrochent sur le travail détaché

Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron se sont accrochés sur la question du travail détaché.

"Le Grand Débat" mardi 4 avril 2017
"Le Grand Débat" mardi 4 avril 2017
Crédit : Lionel BONAVENTURE / AFP
Mélenchon face à Le Pen : "Vous vous êtes abstenue sur la directive des travailleurs détachés"
02:48
Clémence Bauduin
Journaliste

Le thème des travailleurs détachés a suscité la cacophonie, mardi 4 avril sur le plateau du Grand Débat de la présidentielle de BFMTV et CNews. La candidate du Front national, Marine Le Pen, interrogée en début d'émission sur la question de la création d'emploi, est revenue sur la directive "Travailleurs détachés", après que Jean-Luc Mélenchon lui a reproché de s'être "abstenue" lors du vote de celle-ci au Parlement européen. "Je ne veux pas de cette directive (..). Même si je respecte la loi, je la trouve injuste pour les travailleurs parce qu'elle crée une priorité étrangère à l'emploi, parce que le travailleur étranger est moins cher que le travailleur Français", a affirmé Marine Le Pen.

"Le travailleur détaché, ce n'est pas la personne qui est en cause, c'est le fait qu'il est embauché et ne cotise pas comme quelqu'un embauché ici, l'a rapidement contredite le candidat de la "France insoumise". À la fin, 10% des travailleurs détachés sont des travailleurs Français sous statut d'une société qui est cachée quelque part dans un paradis fiscal - le plus gros d'entre eux étant le Luxembourg. (…) Cette directive travailleurs détachés va détruire notre statut social", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon.

Il y a près de 300.000 Français qui sont travailleurs détachés, donc vous irez leur expliquer, les uns et les autres, que, dès demain, c'est fini pour eux.

Emmanuel Macron, à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen

S'invitant dans ce débat dans le débat, le candidat d'"En Marche !" Emmanuel Macron a pour sa part estimé que le problème résidait moins dans le travail détaché que dans le "travail détaché illégal", au risque de faire hurler ses adversaires Mélenchon et Le Pen. "On oublie de dire qu'il y a près de 300.000 Français qui sont travailleurs détachés, donc vous irez leur expliquer, les uns et les autres, que, dès demain, c'est fini pour eux, a lancé le candidat. Non, le problème, c'est le travail détaché illégal", a poursuivi Emmanuel Macron, suscitant les remarques désabusées des deux autres. 

"Quand j'étais ministre, j'ai fait voter une loi, qui a permis de contrôler cela en mettant des cartes d'identité dans le BTP", a poursuivi le candidat d'"En Marche !", donnant à ses adversaires une opportunité d'affirmer que cela s'était avéré inefficace. "Le cœur du problème est dans un contrôle accru, qui est en train de se développer mais qui est insuffisant", a conclu Emmanuel Macron dans une véritable cacophonie.

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