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VIDÉO - Le dilemme de Hollande : soutenir Macron, sans lui porter préjudice

QUESTIONS DE CAMPAGNE - Selon Olivier Mazerolle, François Hollande veut rappeler à son ancien ministre de l'Économie qu'il a "une petite dette envers lui".

Olivier Mazerolle et Marie-Pierre Haddad dans le Social Studio de RTL
Olivier Mazerolle et Marie-Pierre Haddad dans le Social Studio de RTL
Crédit : Capture d'écran RTLnet
Marie-Pierre Haddad

François Hollande met en garde les Français à huit jours du premier tour de l'élection présidentielle. "Il y a un péril face aux simplifications, face aux falsifications, qui fait que l'on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte (...) Je considère que la politique a besoin de renouveau", a-t-il expliqué dans un entretien au Point et au Le Monde. 

Pourquoi le président de la République intervient-il ? "François Hollande considère que la candidature de Benoît Hamon n'aboutira pas et qu'il n'a aucune chance dans cette élection. il estime que Jean-Luc Mélenchon est une catastrophe pour le pays. La seule façon de continuer à exister pour la gauche dans les cinq ans à venir, c'est une présidence Macron", analyse Olivier Mazerolle. Selon le journaliste politique, l'enjeu est "d'expliquer à Emmanuel Macron qu'il lui est favorable mais sans trop le dire. Il sait que s'il y a une avalanche de ralliements à gauche autour du candidat, celui-ci va être lesté par l'impopularité du quinquennat. Ça risquerait de le faire perdre et ce n'est pas l'objectif".

Cependant, François Hollande veut rappeler à son ancien ministre de l'Économie qu'il a "une petite dette envers lui". Il veut aussi "maintenir l'unité du Parti socialiste, pour faire en sorte que dans la présidence Macron, il soit incontournable et qu'il participe à la ligne politique du prochain président de la République. Le Président veut un Parti socialiste à son image".

Emmanuel Macron "a longtemps été qualifié de Brutus mais on s'aperçoit qu'il a eu le courage de prendre ses responsabilités et de se lancer dans une aventure dont le succès n'était pas gagné d'avance. Il estime qu'il ne doit strictement rien à François Hollande. Il ne veut pas de cette arrivée massive de la gauche. Il ne peut pas laisser apparaître qu'il est le fils spirituel du président de la République", explique Olivier Mazerolle.

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