2 min de lecture Coronavirus

Vaccin contre le coronavirus : "surbooking" dans 30 départements, annonce Véran

Certains centres de vaccination ont programmé plus de vaccinations qu'il n'y a de doses disponibles, explique Olivier Véran.

Le ministre de la Santé Olivier Véran le 14 janvier 2021
Le ministre de la Santé Olivier Véran le 14 janvier 2021 Crédit : AFP
Jérémy Billault et AFP

Une trentaine de départements fait face à une situation de "surbooking" dans certains centres de vaccination, a affirmé jeudi 21 janvier le ministre de la Santé Olivier Véran, pour qui certains "ont fait preuve de beaucoup d'enthousiasme".

"Ce n'est pas parce que vous ouvrirez plus de centres que vous aurez plus de vaccins", a réaffirmé le ministre de la Santé devant la commission des lois du Sénat. Selon lui, il a fallu répartir les doses dans plus de centres. "Il y en a plus de 900", avait-il affirmé mardi sur France Inter.

Accusé d'aller trop lentement par l'ensemble de l'opposition et de nombreuses voix dans le monde médicalle gouvernement a avancé la vaccination des plus de 75 ans en ville au 18 janvier, ce qui a provoqué une mobilisation à la hâte pour monter des centres.

"Et donc cette re-répartition des vaccins qui avaient été provisionnés pour six centres par département dans une multitude de centres, peut entraîner des (...) mécanismes de hoquet (...) on compte environ 30 départements qui ont procédé à ce qu'on appelle du coup du 'surbooking', c'est-à-dire qu'ils se sont retrouvés avec un peu plus de créneaux qu'ils n'avaient de doses", a expliqué le ministre.

Différer certaines vaccinations

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Selon Olivier Véran, "on a solutionné le problème" pour une "quinzaine de départements".
Pour les autres, a-t-il poursuivi, "nous allons demander à ces départements de maintenir les créneaux de vaccination qui ont été ouverts."

"Au pire dans les cas critiques, je pense à certains endroits de la région Hauts-de-France, nous demandons de différer d'une à deux semaines les vaccinations qui avaient été organisées mais de n'annuler personne, et donc d'utiliser par anticipation les doses en flux tendu qui auraient dû leur permettre de faire des primo-vaccinations en février", ajoute-t-il.

"Si je résume, les centres qui ont fait preuve de beaucoup d'enthousiasme et qui vaccinent beaucoup plus que prévu en janvier n'auront pour seule vaccination en février que les rappels de vaccination (la deuxième dose, NDLR) et ne feront donc quasiment plus de primo-vaccination en février puisque l'augmentation des livraisons n'est pas linéaire et qu'elle se fait par paliers", a-t-il ajouté.

200.000 vaccinations en deux jours

Mercredi soir, la direction générale de la Santé a fait état d'un bilan de près de 693.000 doses de vaccin déjà injectées sur près de 2 millions disponibles, soit une hausse de 200.000 piqûres en deux jours. 

Les autorités sont obligées de caler leur programme de vaccination en prévoyant que toute première dose injectée du vaccin Pfizer/BioNTech, le plus disponible pour l'instant, nécessite une seconde dose 28 jours plus tard (21 pour les résidents des Ehpad, les premiers ciblés par la campagne).

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