"Nous marchons sur des sables mouvants"
Me Sandra Chirac Kollarik évoque le livret de l'assistant parlementaire, qui mentionne parmi ses missions le maintien du lien avec les activités politiques. Elle rappelle qu'il a également été question, plus tôt dans la journée, de la version allemande de ce document, pour souligner que les fondements juridiques apparaissent, selon elle, "mouvants". "Nous marchons sur des sables mouvants", résume-t-elle.
Elle en vient ensuite aux contrats concernant Marine Le Pen, et notamment à celui de Thierry Légier, présenté comme garde du corps. Un premier contrat est conclu en 2009, pour une durée de quatre mois à temps partiel, à raison de 12 heures par semaine, suivi d'un second contrat présenté comme une régularisation.
Selon elle, sa mission consistait notamment à accompagner le groupe de députés - alors composé de trois élus - à Strasbourg, Bruxelles, etc. Les 12 heures hebdomadaires prévues au contrat de Marine Le Pen auraient été calibrées pour correspondre au plus près à la réalité de son activité.
L'avocate insiste enfin sur le contexte de menaces pesant à l'époque sur Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen. "Ce n'était pas un confort et on est sur un travail effectif", insiste-t-elle.