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Plusieurs applications des réseaux sociaux tel que X, Facebook, Tiktok
Crédit : Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Faut-il empêcher les adolescents de passer des heures sur TikTok, Snapchat et Instagram, comme les adultes ? L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est débattue ce mardi 31 mars au Sénat après son adoption à l'Assemblée nationale au mois de janvier. Mais cette mesure chère à Emmanuel Macron fait l'objet de désaccords sur le fond de la réforme entre les parlementaires des deux chambres.
Si les députés et le gouvernement veulent interdire - sans exception - tous les réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans, les sénateurs, eux, plaident pour seulement bloquer les plus dangereux, pour lesquels ils ont une liste établie. Pour ceux qui n'y figurent pas, considérés comme plus pédagogiques ou encore les messageries instantanées, leur utilisation serait autorisée avec l'accord des parents. La rapporteure du texte au Sénat, Catherine Morin de Sailly.
"Ça permet de responsabiliser tout le monde et faire en sorte que le parent ait une conversation aussi avec l'enfant. Une interdiction sèche ne sert à rien si elle n'est pas accompagnée de mesures d'éducation, de prévention et de sensibilisation", explique à RTL Catherine Morin-Desailly. Cette vision est inspirée d'un avis du Conseil d'État, qui avait émis des réserves quant à une interdiction totale des réseaux sociaux.
Le risque avancé par le gouvernement si on optait pour cette version du texte ? Créer une inégalité entre les différentes familles, selon la ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff. Certaines familles plus à l'aise avec le numérique risquent d'être plus permissives quand d'autres pourraient au contraire brider davantage leur enfant.
Si le texte sera probablement adopté au Sénat, il faudra ensuite que députés et sénateurs se mettent d'accord sur quelle interdiction valider, totale ou plus ciblée, et que le texte soit ensuite appliqué. Or, c'est là que cela pourrait coincer.
La députée Laure Miller, qui porte le texte à l'Assemblée nationale, craint une censure au niveau européen si la copie des députés n'est pas adoptée : "Vraiment, on a beaucoup d'assurance, de garantie que notre écriture est la bonne, la plus pertinente et celle qui nous permettra d'aller le plus vite possible. Je demande humblement aux sénateurs de vraiment nous faire confiance", dit-elle à notre micro.
Cette possible censure inquiète jusqu'au plus haut sommet de l'État, car Emmanuel Macron avait promis que cette interdiction entrerait en vigueur en septembre. Si le conflit poursuit, le calendrier pourrait être perturbé.
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