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Mineurs recrutés sur Snapchat, proxys iranien, mesures de vigilance... Où en est l'enquête sur l'attentat déjoué contre le siège de la Bank of America à Paris ?

Laurent Nuñez a fait savoir qu'il existait "des similitudes" dans le mode opératoire de cet attentat déjoué, avec des actions menées dans plusieurs pays européens et revendiquées par un mystérieux groupuscule considéré comme proche des Gardiens de la révolution iraniens.

La Bank of America, visée par un attentat déjoué le 28 mars 2026

Crédit : Sebastien DUPUY / AFP

Attentat déjoué à Paris : qui sont les "proxys" iraniens ?

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Sophie Neumayer & Flora Granchette

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L'ombre de l'Iran plane-t-elle sur la tentative d'attentat déjoué dans la nuit de vendredi 27 au samedi 28 mars, à Paris où un engin explosif artisanal été déposé devant la Bank Of America, en plein coeur de la capitale. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué un lien avec la guerre au Moyen-Orient.

Au total, 3 personnes sont en garde à vue dans cette affaire. Le complice présumé, celui qui devait filmer l'explosion avec son téléphone, a été arrêté 24 heures seulement après l'interpellation du premier suspect en flagrant délit pendant qu'il tentait d'allumer l'engin explosif artisanal devant la banque américaine

Des mineurs recrutés sur Snapchat

Selon les premiers éléments de l'enquête, les suspects de mineurs ont été recrutés sur l'application Snapchat en échange de quelques centaines d'euros. Ils sont actuellement interrogés. 

Les enquêteurs cherchent notamment à identifier les commanditaires de cette action. Un troisième mineur a été arrêté à Athis-Mons dans l'Essonne, en même temps que le complice présumé, soupçonné lui aussi d'être lié au fait. Sans que l'on connaisse son rôle pour le moment, il a également été placé en garde à vue. 

Des "proxys" iraniens

Laurent Nuñez a évoqué des "similitudes" avec des actions menées dans d’autres pays européens par des "proxys" iraniens. Ce sont des intermédiaires. Les services iraniens ou proches du régime vont recruter des petites mains sur les réseaux sociaux. Snapchat, par exemple, pour les suspects de l'attentat déjoué de la Bank of America. 

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Les profils sont toujours les mêmes. Des mineurs ou des jeunes hommes délinquants payés quelques centaines d'euros pour mener à bien une opération, comme déposer un engin explosif. Ce mode opératoire est de plus en plus utilisé par les services iraniens car il permet d'agir directement. discrètement, sans directement impliquer Téhéran. 

D'ailleurs, le plus souvent, les jeunes recrutés ne savent même pas qui les emploie. Il est donc plus difficile de retrouver les commanditaires des actions, comme pour le mouvement islamique des croyants vertueux, à l'origine de plusieurs actions en Europe et qui avaient menacé la Bank of America à Paris la semaine dernière.

Patrouilles dynamiques et vidéoprotection

À la demande de Laurent Nuñez, les mesures de vigilance sur tout le territoire vont être renforcées. Dans un télégramme adressé aux préfets et aux forces de l'ordre, le ministre de l'Intérieur a indiqué que cet attentat déjoué rappellait que la menace protéiforme reste très élevée en France et impose le plus haut niveau d'attention. 

Dans la continuité de ses précédentes missives envoyées depuis le début de la guerre en Iran, le ministre de l'Intérieur a détaillé plusieurs mesures pour prévenir toute action contre des sites israélo-américains : mobilisation de la police municipale et de la vidéoprotection ainsi que des patrouilles dynamiques. 

Dans un message manuscrit, il a ajouté que des actions identiques aux Pays-Bas et en Belgique visaient des synagogues ou des écoles de confession juive. Il en a appellé au maintien de la plus grande vigilance.

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