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"Il a injecté le poison" : pour Jean-Luc Mélenchon, François Hollande "tient son créneau" pour la présidentielle de 2027

François Hollande "tient son créneau" pour la présidentielle 2027 et "peut exulter" après le refus des socialistes de voter la censure de Sébastien Lecornu, estime le leader de La France insoumise ce mercredi 14 janvier 2026.

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Crédit : Montage AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Vers une affiche avec Mélenchon et Hollande pour 2027 ? C'est ce que semble imaginer le leader de La France insoumise ce mercredi 14 janvier 2026. "François Hollande peut exulter. Le refus du PS de voter la motion de censure déposée par LFI (après une tentative pour faire un dépôt commun) finit de souligner le changement d'alliance du parti mené sous sa conduite", écrit l'homme politique dans une note de blog où il semble désigner l'ancien président socialiste comme son adversaire à gauche pour la prochaine élection présidentielle. 

Le fondateur de LFI, qui fait de moins en moins mystère de ses ambitions pour une quatrième élection présidentielle, se prépare à affronter un autre candidat de gauche, plus modéré, au premier tour du scrutin de 2027. Et pense que l'ancien président de la République serait un bon adversaire pour lui, vu le rejet qu'il suscite dans une partie de la gauche.   

Dans sa note de blog, Jean-Luc Mélenchon accuse donc François Hollande, qui ne dirige plus le PS, d'avoir influé sur la ligne du parti pour conduire au vote par les socialistes du budget de la Sécurité sociale ou à leur refus de voter la censure.

François Hollande a "suivi sa méthode de toujours"

François Hollande "a suivi sa méthode de toujours : injecter le poison par petites doses continues, diviser ses concurrents et attendre la chute de son devancier", accuse encore le leader de La France insoumise, lui qui fut longtemps membre du PS et qu'une rivalité oppose à François Hollande depuis des décennies. 

"Avec l'effondrement de Glucksmann, il tient son créneau", écrit encore Jean-Luc Mélenchon, avant de développer. "L'espace qu'il vise est là, bien clair : tout le 'centre-gauche' capable d'une 'grande coalition' sous son autorité. Revenu à l'Assemblée sous l'étiquette NFP, il a habilement laissé porter à l'inconsistant Faure et Guedj le sale boulot de la rupture avec LFI dans toutes les élections sous le slogan pas de LFI 'ni au premier ni au second tour'". 

Les deux septuagénaires se sont affrontés à la présidentielle de 2012. François Hollande l'avait emporté alors que Jean-Luc Mélenchon, à l'époque représentant du Front de Gauche, avait fini quatrième.

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