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Mort de Quentin Deranque : le député insoumis Raphaël Arnault sort du silence et fait son retour à l'Assemblée nationale

Deux mois après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, Raphaël Arnault s’est exprimé pour la première fois et a annoncé sa volonté de poursuivre son mandat de député. Soutenu par plusieurs élus de gauche, il raconte avoir gardé le silence par nécessité d’apaiser les tensions.

Le député insoumis Raphaël Arnault à l'Assemblée nationale le 3 juin 2026.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Arthur Bellier - édité par Eléonore Aparicio

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Le député insoumis du Vaucluse, Raphaël Arnault, a pris la parole pour la première fois depuis la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, survenue il y a deux mois. Dans un entretien accordé au média en ligne Blast, il affirme vouloir poursuivre son mandat, alors que certains de ses proches sont mis en examen dans l'enquête. 

Cofondateur du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde, Raphaël Arnault n’avait jusqu’ici communiqué que par quelques messages sur les réseaux sociaux. Il explique dans cet entretien sur son silence invoquant "des menaces de mort" mais aussi "une volonté de prendre de la hauteur sur le moment". 

"Je n'avais pas la sensation que de prendre la parole dans ce moment serait très opportun pour apaiser les choses. J'avais une peur affreuse qu'il y ait une violence qui s'embrase dans le pays avec des gens qui n'attendent que ça", explique-t-il. 

Un retour discret à l'Assemblée nationale

Raphaël Arnault a fait son retour à l’Assemblée nationale, accompagné de Mathilde Panot, présidente du groupe LFI. Un retour discret, sans esclandre ni huée, mais sous le regard critique de la présidente de l’Assemblée, qui avait demandé sa démission. 

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"C'est à lui de juger s'il peut continuer à représenter la nation. Et moi, en tant que femme politique, mère de famille et présidente de l'Assemblée nationale, j'estime qu'il est difficile d'exercer la fonction de députée lorsque l'on a ce type d'accointance politique et personnelle", déclare-t-elle au micro de RTL. 

À l’inverse, plusieurs élus de gauche, dont l’écologiste Benjamin Lucas et Mathilde Panot, ont réaffirmé leur soutien à Raphaël Arnault, estimant qu’il a "toute sa place" à l’Assemblée nationale. 

M. Arnault n'a pas été condamné en quoi que ce soit, ce qui n'est pas le cas d'un certain nombre de gens qui siègent sur les bancs du Rassemblement National

Benjamin Lucas

"Il est légitime à siéger. Je rappelle que M. Arnault n'a pas été condamné en quoi que ce soit, ce qui n'est pas le cas d'un certain nombre de gens qui siègent sur les bancs du Rassemblement National, qui ont une panoplie de condamnations honteuses et indignes, et qui siègent ici sans émouvoir grand monde", ajoute Benjamin Lucas. 

Même tonalité du côté de Jean-Luc Mélenchon, qui a tenu sur X a salué son retour. "Malgré les menaces de morts, malgré le harcèlement qu'il subit, Raphaël va assumer le mandat de député qu'il a reçu des électeurs, pour être au service des causes du peuple. Son courage honore les Insoumis", a-t-il écrit. 

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