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"Un langage trumpiste" : accusé par Rachida Dati d'avoir recruté des pédocriminels dans le périscolaire, Emmanuel Grégoire annonce sur RTL une deuxième plainte en diffamation

Invité de RTL mercredi 18 février, le candidat à la mairie de Paris a blâmé un "mensonge" et indiqué porter plainte, dénonçant "un langage trumpiste" et "une déformation de la vérité".

Emmanuel Grégoire était l'invité de RTL ce mercredi 18 février

Crédit : RTL

"C'est un mensonge, une falsification" : Emmanuel Grégoire répond sur RTL aux accusations de Rachida Dati sur ses liens avec la Jeune Garde

00:08:59

Anne-Sophie Lapix

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La riposte est ferme. Quelques minutes après un tweet de Rachida Dati l’accusant d’être "responsable du recrutement de pedocriminels dans le périscolaire", Emmanuel Grégoire dénonce sur RTL ce 18 février "une grave accusation" et annonce saisir la justice. "C’est une accusation grave qui fera l’objet d’une plainte en diffamation. C’est la deuxième en deux jours, ça devient une habitude", affirme-t-il.  Pour rappel, Emmanuel Grégoire a déjà porté plainte contre l'élue pour diffamation, il y a deux jours. La ministre l’avait accusé sur Europe 1 d’envoyer des personnes pour agresser ses équipes. 

À l'origine de cette nouvelle plainte annoncée par Emmanuel Grégoire, Rachida Dati avait accusé son concurrent aux élections municipales d'être "responsable" du recrutement des neufs animateurs soupçonnés de violences physiques dans une école maternelle, et suspendus fin janvier. Sur X, la ministre de la Culture le qualifie ainsi : "Grégoire, responsable du recrutement de pédocriminels dans le périscolaire".

"Les élus ne recrutent pas les agents publics"

Rachida Dati met en cause les responsabilités d’Emmanuel Grégoire lorsqu’il était adjoint aux ressources humaines à la Ville de Paris, entre 2014 et 2016. Une période durant laquelle il supervisait la politique RH globale de la collectivité.

Mais l’intéressé récuse toute implication directe dans les embauches individuelles. "Madame Dati, peut-être que dans sa tête les élus recrutent les agents publics, mais en droit, c’est interdit. Les élus n’ont pas, et c’est bien normal, à se mêler des recrutements dans la fonction publique, qu’elle soit d’État ou territoriale." Avant d'ajouter à cela : "Je ne suis nullement responsable, à titre personnel, des recrutements individuels. Je m’occupais de l’ensemble des ressources humaines", précise-t-il.

Une "responsabilité morale" reconnue

Ne se disant pas pour autant dédouané de toute responsabilité, Emmanuel Grégoire reconnaît des dysfonctionnements. "Quand on est en responsabilité et qu’il se passe des choses dans nos organisations, il y a une responsabilité morale. Je ne suis pas du genre à m’en dédouaner." Après la suspension des employés, il affirme avoir pris "des engagements précis" pour renforcer les contrôles et prévenir de nouveaux cas.

À écouter aussi

Il souligne également que ces problématiques ne seraient "pas spécifiques à Paris", évoquant des situations comparables "dans beaucoup d’autres villes, dans le secteur public comme dans le secteur privé".

Enfin, Emmanuel Grégoire rappelle que les maires d’arrondissement, dont Rachida Dati, ont un rôle dans le pilotage du périscolaire à l’échelle locale. "Le reproche pourrait être fait à tout le monde, sans doute d’avoir manqué de vigilance".

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