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"Tout ça n'est pas derrière nous" : le gouvernement, soulagé après un week-end de mobilisation plus calme, reste prudent

Les Français ont poursuivi leur mobobilisation samedi 24 octobre, une semaine après les grosses mobilisations du 17 octobre. Mais le week-end a été plus calme comme l'a souligné Emmanuel Macron. Mais l'exécutif a encore du travail pour apaiser les colères.

Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Emmanuel Macron et Laurent Nuñez

Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP

"L'État a été au rendez-vous" : après un week-end de manifestations plus calme, l'exécutif est soulagé

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Thomas Despré - édité par La rédaction numérique de RTL

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Ils étaient 800.000 à manifester samedi 24 octobre d'après la CGT, 410.000 selon le ministère de l'Intérieur. Ce week-end de gronde sociale a été émaillé de quelques tensions avec une vingtaine de pillages de magasins, rien de comparable au chaos du 17 octobre. Du côté de l'exécutif, l'heure est plutôt au soulagement enfin, un tout petit ouf de soulagement. 

Dans l'immense majorité des cas, les cortèges ont été plus calmes qu'il y a dix jours. "L'État a été au rendez-vous", s'est même réjoui Emmanuel Macron dimanche soir. Mais en réalité au sommet de l'État, on se garde bien de tout triomphalisme. "Tout ça n'est pas derrière nous", soupire un conseiller. Avec en ligne de mire déjà la journée de samedi prochain et celle du 5 novembre déjà annoncée comme ultra sensible. 

"Il faut désormais une réponse politique"

L'objectif ? Rester concentré et tenter surtout de faire retomber la colère. "Il faut désormais une réponse politique", alerte un cadre du bloc central, sinon tout peut à nouveau dérailler. Cela commence notamment par une réponse aux lycéens alors que les organisations seront reçues ce lundi après-midi par le Premier ministre avant des annonces dans la soirée. Selon les informations de RTL, la refonte de Parcoursup est sur la table tout comme la baisse du nombre d'élèves par classe. 
Mais il faut aussi ajouter aux lycéens, les revendications sur le pouvoir d'achat et la vie chère, le tout en plein examen du budget où le gouvernement joue sa survie chaque jour. "On va être sur le qui-vive en permanence", anticipe un ministre avec pour seul véritable horizon désormais : l'élection présidentielle.

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