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Orientation, transparence, places à l'université... Les pistes étudiées par l'exécutif pour la "refonte" de Parcoursup

Le gouvernement a lancé une concertation express sur l'avenir de Parcoursup, contesté par des lycéens, des étudiants et plusieurs syndicats. Parmi les évolutions envisagées : un meilleur accompagnement à l'orientation, davantage de transparence et une réflexion sur les capacités d'accueil dans le supérieur.

Parcoursup, la plateforme nationale de préinscription en première année de l'enseignement supérieur en France

Crédit : DENIS CHARLET / AFP

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Sous la pression de la mobilisation lycéenne et étudiante, le gouvernement assuré, vendredi 23 octobre, vouloir faire évoluer Parcoursup, tout en refusant d'abroger la plateforme, comme le demandent des organisations étudiantes et lycéennes. Le ministère de l'Enseignement supérieur a lancé une "concertation flash" pour examiner plusieurs évolutions possibles du système d'accès aux études supérieures.


Trois groupes de travail ont été réunis dans l'urgence pour une "dizaine de jours", selon le ministère. D'après des représentants lycéens reçus vendredi par Emmanuel Macron, le chef de l'État leur a promis une "refonte" de la plateforme. Plusieurs organisations étudiantes et syndicats, dont le Snes-FSU et la CGT, ont toutefois boycotté ces travaux. L'Unsa a aussi quitté la réunion, dénonçant "un simulacre de concertation".

Mieux orienter les lycéens

Parmi les pistes étudiées figure d'abord l'orientation. Les lycéens sont censés bénéficier de 54 heures annuelles, soit environ 1h30 par semaine, mais ces heures ne sont pas réellement assurées, relevait un rapport parlementaire publié en février. 

Laetitia Aresu, secrétaire générale de la CFDT Éducation, souligne que les professeurs principaux disposent de peu de temps dédié et que la réforme du lycée de 2018 a compliqué le suivi des élèves. Le président de la concertation, Gilles Roussel, évoque ainsi la possibilité d'introduire davantage d'orientation dès la classe de seconde.

Transparence, contrôle continu et lycée d'origine

Autre revendication ancienne : supprimer, dans les dossiers Parcoursup, la mention du lycée d'origine des candidats. Des lycéens y voient une source d'inégalités. Mais certains responsables de l'enseignement supérieur estiment que cette information reste un repère pour évaluer les candidatures, même si son usage ne serait pas majoritaire.

La question du contrôle continu est également posée. Gilles Roussel, qui préside aussi le comité éthique et scientifique de Parcoursup, estime qu'il faut des notes de référence plus comparables, par exemple via une banque d'épreuves ou des QCM standardisés. Les épreuves du baccalauréat de juin, communes à tous, n'entrent pas dans le dossier, puisque les voeux sont formulés à partir de janvier et jusqu'au printemps.

La concertation doit aussi se pencher sur la transparence des critères de classement. Un rapport parlementaire recommandait en février de publier les algorithmes locaux utilisés par les formations, ou au moins la hiérarchie des critères de sélection. Pour Bruno Bouchard, président de l'université Paris-Dauphine, cette publication pourrait même aller jusqu'au score du dernier candidat retenu.

La question des places à l'université

Le gouvernement reconnaît aussi des tensions sur les capacités d'accueil, notamment en Île-de-France et pour les bacheliers professionnels et technologiques. Le ministre Philippe Baptiste a ainsi ouvert la voie à des créations de places, sous réserve de moyens budgétaires. Les principales organisations étudiantes réclament 250.000 places supplémentaires, quand les présidents d'université en demandent 2.000.

D'autres évolutions sont évoquées, comme une plateforme plus ergonomique, un changement de nom ou encore une modification du calendrier. Le ministre attend désormais des propositions "concrètes" et "hiérarchisées", avec un calendrier de mise en oeuvre. De premières décisions sont promises lundi, alors que la carte des formations doit être publiée en décembre et l'ouverture des inscriptions en janvier.

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