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"Quand on a des enfants face à soi, on ne leur tire pas dessus" : sur RTL, Olivier Faure appelle à "faire la lumière" sur le maintien de l'ordre face aux lycéens

Le premier secrétaire du Parti socialiste, invité du "Grand Jury" ce dimanche 25 octobre, appelle à interdire les "armes de guerre (...) dès lors qu'on a des jeunes face à soi". Il espère que la commission d'enquête parlementaire permettra de "faire la lumière" sur les évènements de ces dernières semaines.

Olivier Faure est l'invité du Grand Jury, dimanche 25 octobre 2026.

Crédit : Nicolas Kovarik / RTL

Thomas Despré & Quentin Menu

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Le gouvernement sous le feu des critiques sur sa réponse aux revendications sociales et lycéennes de ces dernières semaines. Invité du Grand Jury de ce dimanche 25 octobre, Olivier Faure, le patron du Parti socialiste, étrille la réponse sécuritaire face aux blocages des lycées et aux manifestations. "Il y a des armes qui ne sont pas utilisables face à des enfants", estime-t-il, alors que plusieurs cas de blessures graves ont été rapportés depuis le début du mouvement lycéen.

Interrogé sur la responsabilité politique de La France insoumise (LFI), que le gouvernement et la droite accusent d'inciter à la violence, Olivier Faure tempère. "Ça fait partie de l'écran de fumée du pouvoir", accuse-t-il. "Vous pouvez interdire La France insoumise, ça n'empêchera pas les lycéens d'être dans la rue."

Interdire certaines armes

En revanche, il pointe du doigt l'attitude de certains policiers "qui prennent peu de précautions" face aux lycéens. "Quand on a des enfants face à soi, on ne leur tire pas dessus. Parce qu'on ne peut pas tirer sur nos enfants", dit-il. 


"Je pense qu'il y a des armes qui ne sont pas utilisables face à des jeunes, face à des enfants." Le député de la Seine-et-Marne demande "que les armes classifiées comme armes de guerre soient proscrites dès lors qu'on a des jeunes face à soi". Il évoque aussi l'interdiction d'utiliser les grenades de désencerclement face aux jeunes.

Au lendemain des saccages et pillages du 17 octobre, l'Assemblée nationale a lancé une commission d'enquête pour comprendre comment le gouvernement a perdu le contrôle. Olivier Faure souhaiterait que cette commission se penche aussi sur les évènements avant le 17 octobre. "Comment le maintien de l'ordre a-t-il été assuré ? Comment est-ce qu'on s'est déployé face à nos enfants ? Qu'est-ce qui s'est passé pour qu'à un moment, vous ayez des slogans qui fleurissent sur les murs, ACAB ? (...) Il faut faire la lumière sur ces événements et que nous puissions en tirer des leçons."

À écouter aussi

Le patron du PS critique également les décisions préfectorales d'interdire plusieurs rassemblements lors de la deuxième journée de mobilisation des Gilets jaunes, samedi 24 octobre : "Je pense qu'effectivement, l'ordre doit revenir", assure-t-il. Mais "en disant simplement que si désormais on avait un pouvoir autoritaire et qu'au prétexte qu'il y a un risque, on interdise la manifestation, vous voyez bien qu'on entre dans une démocratie dite illibérale, qui n'est plus vraiment une démocratie, mais déjà un régime dans lequel l'expression n'est plus possible de manière naturelle".

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