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Terrorisme : "Un millier de fichés S" doivent être "placés en centre de rétention", assume Brice Hortefeux

INVITÉ RTL - L'ancien ministre de l'Intérieur écarte la difficulté juridique de la réforme avancée par la majorité socialiste.

Brice Hortefeux, invité de RTL le 4 août 2016
Brice Hortefeux, invité de RTL le 4 août 2016
Crédit : Maxime Carignano / RTL
Terrorisme : "Un millier de fichés S" doivent être "placés en centre de rétention", assume Brice Hortefeux
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Terrorisme : "Un millier de fichés S" doivent être "placés en centre de rétention", assume Brice Hortefeux
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Jérôme Florin & Ludovic Galtier

Quelques semaines après les attentats de Nice et de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) qui ont endeuillé la France au mois de juillet, les responsables politiques multiplient les propositions pour lutter contre le terrorisme. La droite, emmenée par Nicolas Sarkozy, a imploré François Hollande de mettre en place les positions avancées par Les Républicains. Parmi elles : l'enfermement des fichés S, les personnes sous contrôle judiciaire pour terrorisme. "Nous souhaitons qu'il y ait mise en place de centres de rétention. Parce que lorsqu'on a la preuve qu'un terroriste l'est, c'est généralement qu'il est passé à l'acte. Il faut prévenir. Quand il y a un faisceau de présomption, (il faut) placer un certain nombre d'entre eux dans des centres de rétention."

Comment cela est-il possible alors que la population carcérale bat des records ? "Il ne s'agit pas de mettre tous les fichés S. Il s'agit d'en mettre une partie. Il y a 11.000 fichés S. Il y en a peut-être plusieurs centaines voire un millier qui sont plus dangereux et qu'il faut donc placer dans des centres de rétention. L'argument (qui consiste à) dire que juridiquement c'est compliqué, il est totalement possible de l'écarter. Je vous rappelle que pour les étrangers qui viennent en situation illégale, il est aussi possible de les placer en centre de rétention."

Il y a une possibilité de redevance pour les pèlerins qui se rendent à La Mecque

Brice Hortefeux, député européen

La solution à laquelle François Hollande croit beaucoup pour lutter contre l'islamisme radical est la relance de la Fondation des œuvres pour l'islam de France. "Elle n'a jamais fonctionné", dénonce Brice Hortefeux. Comment s'y prendre alors pour financer les mosquées en excluant les fonds étrangers ? "Certainement pas (avec) des fonds publics. Ce n'est pas au contribuable de financer la religion musulmane comme toutes les autres religions. Il y a d'abord les fidèles, il y a des appels à des fonds privés. On peut imaginer une taxe sur le halal mais il n'y a pas de définition. C'est un marché de 5 milliards d'euros. Il y a aussi une possibilité de redevance pour les pèlerins qui se rendent à La Mecque. Le coût du pèlerinage est de l'ordre de 4.000 à 9.000 euros."

Pour présider cette Fondation, François Hollande pense à Jean-Pierre Chevènement. "Un choix surprenant" pour Brice Hortefeux qui précise : "C'est comme si pour la présidence de la Conférence des évêques de France, on faisait appel à un bouddhiste."

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