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L’ancien Premier ministre français et candidat potentiel à l’élection présidentielle française de 2027, Dominique de Villepin
Crédit : AFP
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Les propos d'Édouard Philippe sur les pillages du 17 octobre ne passent pas auprès de Dominique de Villepin. Dans un long texte publié mercredi 28 octobre sur ses réseaux sociaux, l'ancien Premier ministre s'en prend au maire du Havre, qui a jugé "patente" la "surreprésentation" de jeunes issus de l'immigration lors des violences. Une déclaration qu'il considère comme "terriblement révélatrice de notre basculement politique".
"C'est de l'impensé politique qui pense ici devant nous", cingle Dominique de Villepin, possible candidat à l'élection présidentielle, dans sa longue publication, accusant en creux le maire du Havre de flirter avec les idées d'extrême droite, alors que ce dernier a déclaré au Point que "la surreprésentation de jeunes issus de l'immigration était patente" lors des violences, citant l'écrivain Charles Péguy pour inviter à "voir ce que l'on voit".
"Peut-être qu'il faudrait aussi dire ce que l'on dit, cela s'appelle le courage. Car voir ce que l'on voit, clarifions d'emblée, c'est voir sur son téléviseur des Noirs et des Arabes qui manifestent, bloquent, cassent", lui répond Dominique de Villepin, pour qui Edouard Philippe utilise "le 17 octobre pour mettre au ban l'ensemble des immigrés de ce pays".
"Ça n'a l'air de rien, mais c'est une remarque fascinante, terriblement révélatrice de notre basculement politique", déplore l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac, qui perçoit l'irruption d'un "nouveau régime de pensée" qu'il appelle "le régime de l'évidence".
"Le régime de l'évidence, c'est le régime du raccourci : 'pas de fumée sans feu'. Corrélation vaut causalité. Couleur de peau égale immigration, égale faillite de l'intégration", dénonce Dominique de Villepin.
"Voir ce que l'on voit, c'est accepter que la démocratie soit désormais captive des écrans" et revient à "essentialiser les positions des uns et des autres en fonction des signes visibles" tels que la "religion" ou la "couleur de peau", ajoute l'ancien ministre des Affaires étrangères, pour qui "Édouard Philippe n'est pas devant les Français, en responsable, il est devant son poste, à côté de tous les autres Français".
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