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"Ce projet n'est pas le bon pour la France" : Bruno Retailleau exclut toute alliance avec le RN malgré certaines convergences

Bruno Retailleau exclut de participer à un gouvernement RN en cas de victoire du parti à la présidentielle de 2027. Malgré des convergences sur l'ordre public, le candidat LR dénonce son "social-étatisme".

Bruno Retailleau et Marine Le Pen

Crédit : AFP

Marie-Lys de Fremond & AFP

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Bruno Retailleau balaie la main tendue par le RN. Le candidat Les Républicains à la présidentielle a affirmé mercredi qu'il n'apporterait "jamais" son "concours" à un potentiel gouvernement du Rassemblement national, qui multiplie depuis plusieurs mois les appels du pied à la droite.

Interrogé sur Europe1/CNews sur l'attitude qu'il adopterait en cas de victoire du RN en 2027, Bruno Retailleau s'est présenté comme "un homme de convictions". 

S’il reconnaît "un certain nombre de convergences" avec le parti de Marine Le Pen sur "l’ordre public" et les questions régaliennes, le sénateur vendéen estime que "quelque chose ne colle pas". Il reproche notamment au RN de vouloir "encourager l’assistanat", là où lui défend la nécessité de réformer les retraites et l’assurance chômage.

"Je n'apporterai jamais mon concours à un projet qui n'est pas le bon pour la France"

Face à ce qu'il dénonce comme le "social-étatisme" du Rassemblement national, l'ancien ministre de l'Intérieur persiste et signe : "Je suis intimement convaincu que ce projet n'est pas le bon pour la France. Je n'apporterai jamais mon concours à un projet qui n'est pas le bon pour la France". Le RN et son allié Éric Ciotti, ancien président LR, tendent régulièrement la main à la droite "patriote", et surtout à ses électeurs, pour tenter de s'assurer une majorité en 2027. 

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Lors de sa prise de parole au congrès du Rassemblement national le 25 octobre à Orléans, l'actuel président du groupe Union des droites à l'Assemblée nationale a tendu la main à son ancien parti : "J'appelle (...) mes anciens amis et collègues des Républicains (...) à nous rejoindre", à "faire le choix de l'union pour la France" et à "quitter le Titanic macroniste".

Mardi 27 octobre, le vice-président du RN Louis Aliot a ajouté sur BFMTV que Bruno Retailleau et son rival libéral David Lisnard "peuvent (...) rejoindre" le parti. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont de leur côté promis de constituer "un gouvernement d'union nationale". À noter que la droite elle-même n'a toujours pas tranché la possibilité d'organiser une primaire, alors que les avis divergent entre Édouard Philippe, Bruno Retailleau ou encore David Lisnard. 

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