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Sarkozy en garde à vue : "Le signal d'une possible implication personnelle"

INVITÉ RTL - Fabrice Arfi a révélé l'affaire du financement libyen présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2017. Il décrypte ce qui se joue derrière le placement en garde à vue de l'ancien chef de l'État.

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invite de RTL soir du 20.03.2018 Crédit Image : Patrick HERTZOG / POOL / AFP | Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel | Durée : | Date : La page de l'émission
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier
et Marc-Olivier Fogiel

Nicolas Sarkozy a été entendu, mardi 20 mars, par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, à Nanterre, dans le cadre d'un possible financement par la Libye - et son dictateur Mouammar Kadhafi - de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. L'ancien président de la République a été placé en garde à vue, sept ans après les premières révélations de Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart.

Pourquoi seulement maintenant ? "Dans la lutte contre la corruption, nous avons une pauvreté de moyens alloués aux autorités compétentes qui est sidérante", déplore d'abord le journaliste d'investigation sur RTL. "Des documents nouveaux, venus de Tripoli, permettent de le placer sous ce statut particulier de la garde à vue."

Selon Mediapart, le régime libyen aurait promis 50 millions d'euros à Nicolas Sarkozy. "Plusieurs millions ont été versés, on est autour de 10 millions d'euros (Ziad Takieddine mis en examen pour "complicité de diffamation" évoque une transaction de 5 millions d'euros, ndlr). Cet argent a abondé la campagne électorale de 2007."

Quel intérêt pour Kadhafi de financer Sarkozy ?

Fabrice Arfi estime que "l'intérêt pour la dictature de Kadhafi (de financer la campagne de Nicolas Sarkozy) était considérable. La Libye était l'État terroriste, la France lui a offert le retour dans le concert des Nations."

Nicolas Sarkozy était-il au courant ?

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Responsable juridiquement de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy "s'est impliqué personnellement dans les tractations clandestines qui ont présidé à toutes les compromissions", explique Fabrice Arfi, pour qui les liens "entre la dictature Kadhafi et son cabinet quand il était ministre de l'Intérieur ou quand il était  président de la République" sont établis.

Le journaliste interroge enfin : "Aujourd'hui, il y a des questions sur les raisons de l'engagement militaire français en Libye en 2011."

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