3 min de lecture Réforme des retraites

Retraites : la pénibilité, sujet décisif entre l'exécutif et les syndicats

Une meilleure prise en compte du facteur de pénibilité, c'est le sujet crucial dans les négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux.

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Retraites : la pénibilité, sujet de discorde entre l'exécutif et les syndicats Crédit Image : Andrew Burton - Getty Images North America - AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Anais Bouissou
Anaïs Bouissou édité par Félix Roudaut

Le mouvement de contestation contre la réforme des retraites entre dans son 30e jour ce vendredi 3 janvier. Alors que la CGT appelle au blocage des raffineries, et qu’une nouvelle journée de mobilisation est programmée le 9 janvier, Emmanuel Macron souhaite que son Premier ministre arrache un compromis rapide avec les syndicats. Au menu des discussions : l’âge pivot et la pénibilité.

La prise en compte du facteur de pénibilité permettrait à tous ceux qui font un métier difficile de partir plus tôt à la retraite, comme les infirmiers et aides-soignants qui travaillent de nuit. Pour eux, les nuits sont fatigantes et mauvaises pour l’organisme. La pénibilité existe déjà en partie dans le secteur privé.

800.000 comptes sont ainsi déjà ouverts pour les salariés qui font les "trois-huit", qui travaillent à la chaîne, de nuit, dans le froid ou dans le bruit. Leurs points s’accumulent et ils peuvent partir à la retraite dès 60 ans. Les critères de pénibilité vont être élargis certes, et étendus à plus de monde, mais les dispositifs de base fonctionnent déjà.
 

Concernant le travail de nuit, il faudra travailler au moins 1 heure, entre minuit et 5 heures du matin, et ce de manière régulière (110 nuits par an au minimum). Si on le ramène à une semaine de travail classique, cela veut dire que si vous travaillez six mois par an de nuit, vous êtes quasi sûr d’avoir des points pénibilité. 

Une pénibilité mieux prise en compte

L’accumulation des points permet de partir avec une retraite complète dès 60 ans, de travailler à temps partiel ou de suivre des formations. La pénibilité peut également servir à une éventuelle reconversion. À l’heure actuelle, les compteurs sont bloqués au bout de 100 points. À l’avenir, une des pistes d’amélioration serait de continuer à accumuler des points sans plafond, pour que la pénibilité soit encore mieux prise en compte.

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Ces mesures positives, même si elles ne sont pas toujours totalement neuves, seront-elles de nature à apaiser les syndicats ? Rien n’est moins sûr. Car si la pénibilité prend en compte le travail de nuit, dans des environnements froids et bruyants, quid des salariés qui déchargent de lourds paquets ou des aides à domicile qui portent à bout de bras le poids d’une personne âgée ? Ces situations, appelées "postures pénibles" ou "port de charges lourdes", ne seront en effet pas prises en compte dans le futur système au motif qu’elles seraient trop dures à mesurer.

Les négociateurs expliquent pourtant depuis deux ans au gouvernement que les critères de pénibilité sont trop faibles. Sans succès jusqu’à présent. Les syndicats espèrent encore faire bouger les choses mardi 7 janvier, lors de la reprise des concertations avec le gouvernement.

Le plus : le prix des quotidiens en hausse

Les tarifs de plusieurs quotidiens sont en hausse en kiosques de plus de 10 centimes d'euros. C''est notamment le cas du Parisien, des Échos, de L'Humanité et de L'Équipe, dont le prix d'achat est désormais compris entre 1,60 euro et 2,90 euros.

Les raisons de ces augmentations sont multiples et parfois inquiétantes : coûts de fabrication, maintien de la qualité des journaux, ou encore difficultés financières sont les raisons de ces hausses de tarifs.

La note : 15/20 au commerce français

Les tickets de caisse vont progressivement disparaître pour protéger l'environnement. Il faut savoir que plus de 12 milliards de tickets papier sont imprimés chaque année.  Au pire, si vraiment vous en voulez encore, vous pourrez toujours réclamer votre ticket de caisse, mais il ne sera dans un premier temps plus obligatoire pour les achats de moins de 10 euros, puis plus tard, de 20 et 30 euros. C’est étonnant, mais c’est le chemin inverse de nos voisins allemands, qui viennent justement de rendre obligatoires les tickets de caisse.

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