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Référendum du "peuple de gauche" : "À quoi bon, alors que tout est déjà bouclé pour les régionales ?", interroge Alba Ventura

REPLAY - REPLAY / ÉDITO - À peu près personne ne veut du "référendum" sur l'unité de la gauche et des écologistes en vue des élections régionales. Sauf le numéro un du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

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Référendum du "peuple de gauche" : "À quoi bon, alors que tout est déjà bouclé pour les régionales ?", interroge Alba Ventura Crédit Image : Alba Ventura | Crédit Média : RTL | Date :
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Alba Ventura et Loïc Farge

Depuis ce vendredi (16 octobre) matin et jusqu'à dimanche soir, le "peuple de gauche" est appelé à se prononcer par référendum sur l'unité de la gauche en vue des élections régionales de décembre. On ne sait pas si le message d'outre-tombe que le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a laissé sur les portables des cadres du parti les a refroidis. Mais on ne peut pas parler d'un grand enthousiasme. Il y a quand même des départements, comme la Nièvre, le Jura ou jusqu'à jeudi les Landes, où l'on n'a pas prévu de bureaux de vote. Il y a des endroits où l'on votera uniquement ce vendredi, pas samedi ni dimanche. Même en Corrèze, dans le fief du Président, on a un peu traîné les pieds pour finalement prévoir cinq points de vote. C'est chiche !

C'est comme la participation. On est parti sur 500.000 votants, puis 300.000. Et maintenant le PS dit tabler sur 200.000. En plaisantant, un député PS nous disait : "Moi je vais faire les cinq marchés de ma circonscription, et je voterai à chaque fois". On espère bien qu'il plaisantait ! Ce référendum est-il perdu d'avance ? On verra bien le nombre de participants. Déjà 200.000 c'est ambitieux : c'est presque deux fois plus que le nombre d'adhérents au parti.
La question que pose ce référendum, ce n'est pas seulement : "Est-ce que c'est le oui ou le non qui va l'emporter". On connait la réponse. Il y a quand même de grandes chances pour que les votants disent qu'ils sont pour l'unité de la gauche aux régionales. Comme le disait un socialiste : "Pourquoi on n'a pas fait un référendum pour qu'il y ait tout le temps du soleil ?"

À quoi bon faire un référendum sur l'unité de la gauche, alors que l'unité de la gauche est un mirage ?

Alba Ventura
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Mais la question elle n'est pas là. La question, c'est : "À quoi bon faire un référendum sur l'unité de la gauche, alors que l'unité de la gauche est un mirage ?". Ce référendum intervient dans une campagne où tout est déjà bouclé pour le premier tour. Chacun part de son côté. Il n'y a plus rien de commun entre le PS d'un côté, et les Verts et le Front de Gauche de l'autre.

Alors la direction du PS peut bien se réjouir en expliquant que ce référendum est une sorte d'acte militant, qui aboutira à un vote utile au second tour si le FN est en position de l'emporter. Peut-être. Mais le peuple de gauche n'a pas besoin d'un référendum pour savoir ce qu'il fera au second tour des régionales, s'il votera "républicain" ou s'il ira à la pêche.

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Les électeurs de Cécile Duflot, de Jean-Luc Mélenchon ou du communiste Pierre Laurent n'attendent pas plus d'un référendum que d'une consigne de vote pour barrer la route au FN ou pour sanctionner François Hollande et Manuel Valls.

Les carnets du jour

Comment empêcher Nadine Morano de se présenter à la primaire ? On cogite en ce moment chez les Républicains. L'eurodéputée, qui possède son propre parti (le Rassemblement pour le Peuple de France), pourrait bien se présenter sous les couleurs de ce parti. Elle serait alors la candidate du RPPF, de la même façon qu'il y a un candidat du Parti Chrétien Démocrate et qu'il pourrait y avoir un candidat de l'UDI.

Cela permettrait à Nadine Morano de ne pas quémander des signatures pour les parrainages. Une idée qui ne n'enchante pas la rue de Vaugirard, qui songe à modifier quelque peu les règles du jeu de la primaire.

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