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Référendum anti-immigration en Suisse : "parfaitement naturel", estime Fillon

François Fillon juge "parfaitement naturel" que la Suisse veuille limiter son immigration. Les Suisses ont approuvé avec une courte majorité un référendum visant à limiter l'immigration.

François Fillon, ici le 25 janvier 2014 à Paris, juge "parfaitement naturel" que les Suisses veuillent limiter l'immigration.
François Fillon, ici le 25 janvier 2014 à Paris, juge "parfaitement naturel" que les Suisses veuillent limiter l'immigration. Crédit : AFP / PIERRE ANDRIEU
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Le référendum anti-immigration en Suisse ne paraît pas excessif pour François Fillon. Interrogé par BFMTV et RMC sur la votation suisse dimanche en faveur d'une limitation de l'immigration (50,3% pour), l'ancien Premier ministre a jugé "parfaitement naturel" que la Suisse veuille diminuer le nombre d'étrangers sur son territoire.

Le député de Paris a appelé à distinguer le sort des milliers de frontaliers qui entrent chaque jour dans ce pays : "Il serait totalement incompréhensible que la Suisse mette une barrière à l'accès de ces frontaliers, dans la mesure où elle vit dans un ensemble économique qui a ses propres règles". "En revanche, qu'elle veuille réduire globalement le nombre d'étrangers sur son territoire, c'est une revendication parfaitement naturelle", a dit François Fillon.

L'argument est "non pas la défense de l'emploi", mais "l'intégration", a-t-il poursuivi. "Je propose depuis des mois que la France ou l'Europe - les deux peuvent être possibles - adoptent le même système", a expliqué François Fillon. Il s'agirait de "décider chaque année, en fonction de la capacité d'intégration du pays - son économie, les logements disponibles, la capacité d'accueil des services publics, les écoles, etc. - combien de personnes extérieures on peut accueillir".

Problème de "l'intégration"

Pour lui, "ce qui a fait la force de la France", l'intégration accompagnée d'une "adhésion au projet républicain, s'est cassé en raison du nombre". "Il y a un problème de surcapacité, un blocage de l'intégration lié au nombre" d'étrangers accueillis, selon lui. Un débat et un vote au Parlement "changeraient le discours sur l'immigration", estime l'ancien chef de gouvernement. Il a pointé des difficultés juridiques: la constitution ne le permet pas en l'état, les règles européennes non plus.

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"Ou l'Europe se dote d'une politique d'immigration sérieuse, maîtrisée", "pour protéger sa civilisation, son modèle", ou bien "elle ne le fait pas et elle ne peut pas empêcher les États de le faire"."Il va falloir poser ce débat sur la table du Conseil européen", selon François Fillon.

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