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Réautoriser l'abaya à l'école ? Le Pen, Attal et Philippe dénoncent la proposition de LFI

La députée LFI Mathilde Panot a confirmé la volonté de son camp de lever l'interdiction du port de l'abaya à l'école instaurée en 2024. Marine Le Pen, Gabriel Attal et Édouard Philippe ont rapidement dénoncé ces propos.

Mathilde Panot, Marine Le Pen, Gabriel Attal et Édouard Philippe

Crédit : AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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Après le voile, le Rassemblement national s'attaque à l'abaya. Le port de cette tenue féminine populaire en Arabie saoudite, dans le Golfe persique ou encore en Afrique du Nord, est interdit dans tous les établissements scolaires publics français depuis la rentrée 2024

Selon le ministre de l'Éducation nationale de l'époque, Gabriel Attal, l'abaya est un symbole d'appartenance religieuse, à l'islam en l'occurrence, et contrevient au principe de laïcité, ce que contestent plusieurs représentants du culte musulman en France. 

Le débat s'est invité dans la campagne présidentielle en cette rentrée scolaire quand la députée insoumise Mathilde Panot a été interrogée sur un plateau télé au sujet d'une levée de cette interdiction en cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.


"Oui, bien sûr", a-t-elle affirmé, jugeant cette mesure "absurde" en rebondissant sur les images de "deux jeunes filles qui arrivaient avec exactement la même robe achetée exactement au même endroit, mais comme l'une avait l'air arabe on lui interdisait l'entrée", et pas l'autre. Un peu plus tôt, le candidat insoumis avait Si Jean-Luc Mélenchon avait déclaré lors d'un discours devant des militants que "ceux qui sont musulmans et docteurs de la foi ont dit que l'abaya n'est pas une tenue islamiste".

Le Pen, Attal et Philippe s'insurgent

Quelques jours après avoir lancé l'idée d'une verbalisation des femmes portant le voile dans l'espace public, le Rassemblement national a vite réagi par l'intermédiaire de sa candidate, Marine Le Pen, accusant Jean-Luc Mélenchon d'être "devenu le sous-traitant de l'idéologie islamiste".

"Mélenchon et LFI sont devenus les sous-traitants de l'idéologie islamiste qui prend en otage les Français musulmans", a-t-elle ajouté. Le projet de société de l'extrême gauche est clair : instiller partout le poison du communautarisme qui mine la République et excite la concurrence des revendications identitaires au détriment de la communauté nationale".

Un autre candidat à l'Élysée s'en est mêlé : Gabriel Attal, qui avait pris cette décision quand il était ministre de l'Éducation. Les Insoumis "ne veulent pas abroger l'interdiction de l'abaya", selon lui, mais plus largement "abroger la loi de 2004 et réintroduire tous les signes religieux, y compris le voile, dans nos écoles".

Édouard Philippe s'est également dit "consterné" de la proposition de La France insoumise, estimant qu'il s'agissait d'une "trahison de la laïcité". "La loi qui interdit le port des insignes religieux à l'école (...) est une bonne loi, elle est bien appliquée. Et je dois vous dire que la proposition de Jean-Luc Mélenchon ou de Mme Panot de revenir sur ce dispositif m'apparaît être une trahison de la laïcité", a déclaré le patron d'Horizons à des journalistes lors d'un déplacement à Alès.

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