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PS : "La gauche se meurt", selon Julien Dray

Le député de l'Essonne estime qu'il faut "un nouveau big bang à gauche" pour rebooster le PS.

Le vice-président PS de la région Île-de-France Julien Dray sur le plateau du Grand Journal le 9 septembre 2009. (Archives)
Le vice-président PS de la région Île-de-France Julien Dray sur le plateau du Grand Journal le 9 septembre 2009. (Archives)
Crédit : AFP / LIONEL BONAVENTURE
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La rédaction numérique de RTL
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Julien Dray, vice-président PS de la région Ile-de-France, a estimé dimanche 14 décembre qu'il y avait "urgence" à se ressaisir pour la gauche, qui "se meurt".

"Je pense qu'il y a urgence, la gauche se meurt", a-t-il affirmé dans l'émission "Le grand rendez-vous" (Europe 1/Le Monde/iTÉLÉ), comme en écho à la formule de Manuel Valls en juin devant le Conseil national du Parti socialiste: "Oui, la gauche peut mourir."

"Ce que je ne veux pas, c'est que dans deux ans le bilan de ma vie militante, ça soit d'aller convaincre des électeurs de gauche de voter pour Nicolas Sarkozy parce qu'il faudra faire barrage à Marine Le Pen", a expliqué l'élu de l'Essonne.

Ne pas avoir à choisir entre l'UMP et le FN

Avant de poursuivre: "Il nous reste quelques mois, peut-être même quelques semaines, pour arrêter ce qui est en train de se passer, cette situation incroyable où la gauche passe plus de temps à se battre entre elle (...) où chacun distribue des brevets de gauche aux uns aux autres (...) où (se multiplient) les polémiques stupides auxquelles on ne comprend rien (...) alors on est de gauche quand on est pour cinq dimanches et on est de droite quand on est pour douze dimanches".

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Le projet de loi sur l'activité, qui vise à étendre le travail dominical et ouvrir les professions réglementées, présenté mercredi par Emmanuel Macron, suscite de fortes réticences chez plusieurs élus socialistes, comme Martine Aubry, qui entendent peser pour le faire amender très sensiblement. La principale pierre d'achoppement est le chiffre de 12 dimanches travaillés par an figurant dans le projet de loi, le PS souhaitant le ramener à "5 à 7 dimanches".

Un PS "plus en prise en réalité avec le monde"

"Le peuple de gauche, il ne comprend rien à ce qui est en train de se passer et c'est la responsabilité du principal parti de gauche, le Parti socialiste, mon parti", a regretté Dray. Le PS "souffre (du fait) qu'il n'est plus en prise en réalité avec le monde, et maintenant c'est sa survie qui est cause".

"Tout le monde est déjà dans la défaite", a-t-il estimé, reconnaissant qu'"il y a des erreurs qui ont été commises". Avant de conclure: "Il y a aujourd'hui nécessité d'un nouveau big bang à gauche".

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