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Le réalisateur et comédien Marcel Barthélemy au festival de Lille en mars 2025.
Crédit : Sameer Al-Doumy / AFP
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À quelques jours de la 51ème cérémonie des César, 4.000 acteurs, actrices et cinéastes ont tiré la sonnette d'alarme, dans une tribune publiée dans Le Parisien ce dimanche 22 février, le "pillage en règle" permis par les outils d'intelligence artificielle qui reproduisent leur voix ou leur image.
Parmi les signataires, le réalisateur de Casablanca Driver ou Papa et des comédies Low Cost et Les Ex Maurice Barthélémy qui était l'invité de RTL Soir ce lundi 23 février. "Nous ne sommes pas du tout contre l’IA", a-t-il insisté Ce que réclament les signataires de la tribune, c’est la possibilité de choisir. Être d’accord pour que leur image soit utilisée, "moyennant rémunération, ou refuser". "Il faut respecter ce consentement", a-t-il martelé.
Tout ce qu’on réclame, c’est une loi très claire, très simple à appliquer, qui empêche l’utilisation de nos visages et de nos voix sans notre consentement.
Maurice Barthélemy
Pour lui, la logique est simple : "de la même manière qu'aujourd'hui, on ne peut pas copier un sac à main ou un film. De la même manière, on réclame une loi très claire et simple à appliquer", l’image et la voix d’un artiste doivent bénéficier d’une protection équivalente.
Interrogé sur les fausses vidéos mettant en scène des célébrités, comme la bagarre entre Tom Cruise et Brad Pitt, il a affirmé avoir vu ces images. "Justement, elles sont importantes", a-t-il estimé. "Elles ont permis aux grandes plateformes de prendre conscience du danger que représente la montée en puissance de l’IA."
Selon lui, la mobilisation actuelle des géants du numérique n’est pas anodine : "Là, on touche au cœur de leur business." Ces exemples ont, d’après lui, rendu visible un risque qui concernait jusqu’ici surtout les professionnels du secteur.
Face à une technologie mondiale, une loi nationale peut-elle suffire "face à une déferlante mondiale" ? Maurice Barthélémy a estimé que ce ne serait qu’"un début", mais a jugé indispensable d’agir. Il a notamment cité une enquête publiée par Mediapart sur l'IA française Mistral qui "ne respecte absolument pas les droits d’auteur puisqu’ils utilisent des livres pour nourrir leur IA" a-t-il explicité.
Pour lui, la régulation doit d’abord s’ancrer "par une loi nationale", avant de s’inscrire dans le cadre européen, notamment en commençant avec l’AI Act, a-t-il résumé.
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