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Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon appelle la gauche à éviter un "suicide anti-LFI"

Dans un entretien accordé à "La Tribune Dimanche" ce dimanche 10 mai, le meneur de la France insoumise se dit prêt à nouer un accord avec certaines formations de gauche en cas d'échec d'une potentielle primaire.

Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting à Marseille, le 7 mai 2026

Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP

AFP - édité par Justine Audollent

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Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon ne ferme pas la porte aux autres partis de gauche et les appelle à éviter "le suicide anti-LFI" pour la présidentielle. Même si une partie de la gauche refuse toujours de s'associer avec lui, l'organisation d'une primaire non-mélenchoniste a de plus en plus de plomb dans l'aile. 

"Il faut un peu de patience", estime ce 10 mai dans un entretien à La Tribune Dimanche le meneur insoumis, qui s'est lancé la semaine dernière officiellement pour la quatrième fois dans la course à l'Élysée. "Chez les écologistes, certains disent déjà que, si la primaire ne fonctionne pas, ils seraient prêts à négocier un 'accord honorable' avec les uns ou les autres. Nous sommes prêts à nouer cet accord", note-t-il. 

Vers une alliance entre les formations de gauche ?

Du côté des communistes, leur congrès du mois de juillet "éclaircira les choses". "Aucun texte présenté ne dit explicitement qu'il faut un accord avec LFI, mais on y parle d'un 'pôle de la radicalité'". Et pour Jean-Luc Mélenchon, ce pôle "n'existe pas" sans son parti. De quoi entrevoir une alliance avec certaines formations ? 

"Il faut respecter les discussions internes et attendre que les situations se décantent", souligne le fondateur de LFI. "Notre objectif n'est pas d'absorber d'autres forces. Il est mieux qu'elles existent par elles-mêmes et qu'elles puissent convaincre dans leurs milieux. Un bon usage de Mélenchon vaut mieux que le suicide anti-LFI", ajoute-t-il. 

Et de rappeler comment l'alliance de gauche Nupes a fait gagner des sièges aux Insoumis, socialistes et écologistes aux législatives de 2022, de même que le Nouveau Front populaire en 2024. "Qui les a fait élire?", "ce n'est pas moi qui suis fâché avec eux, ce sont eux qui sont anti-mélenchonistes du matin au soir. Ce sont eux qui ont comme seul programme d'être anti-LFI. Ce n'est pas moi qui suis antiécolo ou anticommuniste", a-t-il martelé. 

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