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Olivier Faure, Clémentine Autain, Lucie Castets, Marine Tondelier, François Ruffin, et Danielle Simonnet, à Paris, le 5 mai 2026.
Crédit : Xavier GALIANA / AFP
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Ils ne s'avouent pas vaincus. Malgré l'officialisation de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et les oppositions en interne, les unitaires de gauche ont défendu, ce mardi 5 mai au soir, l'unité de la gauche pour la présidentielle de 2027, face à l'extrême droite. Réunis à La Bellevilloise, à Paris, les promoteurs de l'initiative "Front populaire 2027" ont martelé la nécessité d'une primaire, alors que celle-ci est mal engagée.
"La question est de savoir si ce 5 mai, c'est le chant du cygne ou le sursaut", a déclaré l'ex-insoumise Clémentine Autain (L'Après), candidate à la primaire. Ce processus, prévu pour le 11 octobre, "a du plomb dans l'aile", a-t-elle reconnu, "mais je ne vois pas d'autres solutions démocratiques".
Avec un Rassemblement national donné favori dans les sondages pour 2027 et une gauche qui, en cumulé, n'a réuni qu'un petit tiers des voix aux européennes 2024 ou à la présidentielle 2022, les partisans de l'union pensent que seule une candidature unitaire peut permettre de s'imposer.
Devant 1.200 personnes selon les organisateurs, l'ex-candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon, Lucie Castets, a assuré que "cette primaire n'est pas une chimère". "Nous sommes prêts, nous avons une organisation et les moyens de mobiliser des millions d'électeurs", a-t-elle affirmé. Elle a également annoncé la publication de leurs "huit premières priorités communes", début d'un socle programmatique très attendu.
"82% des électeurs de gauche et écologistes veulent la primaire", a rappelé la patronne des Écologistes Marine Tondelier, également candidate, qui "ne décolère pas contre ceux qui lui tournent le dos".
Le député François Ruffin (Debout!), qui a lancé sa campagne et revendique déjà 100.000 soutiens, a défendu "une primaire pour la démocratie. Ça ne peut pas se faire par des négociations de salon, ça doit passer par le peuple".
Mais ce processus de désignation d'un candidat commun pour 2027 est refusé par une partie de la gauche, et notamment les deux candidats les mieux placés dans les sondages, l'eurodéputé de Place publique Raphaël Glucksmann et le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon.
Hasard du calendrier ou non, ce dernier, qui a fini largement en tête à gauche aux deux dernières présidentielles, a officialisé dimanche sa quatrième candidature à l'Élysée. "J'en veux à Jean-Luc Mélenchon d'imposer sa candidature, loin de l'union qui est la meilleure garantie d'accéder au second tour", a critiqué Clémentine Autain. "Il n'y a pas de leader hégémonique à gauche", a-t-elle ajouté, dénonçant plus largement les "fossoyeurs de l'union".
Car le PS n'est pas encore pleinement engagé dans ce processus. Si le premier secrétaire Olivier Faure y est favorable, il est en minorité, car ses opposants la refusent. "La primaire, oui", a néanmoins réaffirmé Olivier Faure, défendant une méthode "qui donne à notre candidat une légitimité que personne ne pourra lui contester".
Mais il a dit vouloir "lever une ambiguïté" : la question de l'union avec le leader de LFI est "une fiction" et le rassemblement ne peut se faire "à n'importe quel prix, et notamment l'abandon de nos valeurs républicaines", a-t-il affirmé sous quelques huées. "Nous pouvons gagner", mais "ça dépend de ceux qui ne sont pas encore là", a-t-il martelé, dans un appel à Place publique ou au PCF notamment, qui refusent la primaire. "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui, par ambition personnelle ou par inconséquence, auront privé la gauche de la chance de gouverner", a-t-il prévenu.
Au sein du PS, un autre périmètre, plus social-démocrate que cette primaire unitaire, s'est dessiné autour du chef de députés socialistes Boris Vallaud, l'ancien candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot et surtout Raphaël Glucksmann, possible candidat.
Jugeant que la primaire "a démontré son incapacité à produire autre chose que des divisions et des polémiques supplémentaires", LFI a, dans un communiqué mardi, tendu la main aux élus écologistes et communistes en leur proposant un appui aux prochaines élections législatives s'ils soutiennent Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle.
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