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Présidentielle 2022 : pourquoi les candidats ont une attention particulière pour les "riches"

PODCAST - Dans cet épisode, François Lenglet s'intéresse à la fiscalité des Français les plus fortunés. Les candidats à la présidentielle ont tous un avis sur la question, Macron, lui, tente de corriger son image de "président des riches".

Le président Emmanuel Macron
Le président Emmanuel Macron
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Saison 3 - 13. Présidentielle 2022 : les candidats ont une attention particulière pour les "riches"
14:02
François Lenglet - édité par Sylvain Zimmermann

C'est une névrose bien française. C'est même une fixation : quel sort réserver aux quelque 400.000 ménages français les plus fortunés ? Cela représente environ 0,1% des ménages.

Et cela suscite un débat récurrent : pour la gauche, c'est haro sur les riches, il faut qu’ils suent sang et eau et pour la droite, c'est "attention, si vous faites ça, vous allez dévitaliser le pays et c’est l’exil fiscal qui menace".

Quand on regarde de près : il y a trois aspects sur la fiscalité des riches. "Tout d'abord, il y a la taxation du patrimoine. C'est ce qui était fait naguère par l'ISF. C'est à dire de la richesse accumulée, explique François Lenglet. Il y a ensuite, la taxation des plus-values du capital. Soit l'intérêt qu'il sert chaque année : les dividendes des actions, les loyers des logements que vous possédez que vous louez... Et puis, il y a l'impôt sur le revenu avec la dernière tranche, celle qui frappe les revenus les plus élevés."

La fiscalité des "riches" au cœur des programmes

Côté fiscalité des revenus, c'est très classique à gauche. Yannick Jadot reprend l'antienne de François Hollande qui était de taxer le capital comme le travail. Aujourd'hui, le capital est taxé avec une "flat tax", un impôt qui ne varie pas quelque soit le montant taxé. C'est donc 30%.

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Taxer le capital, comme le travail c'était le programme Hollande, ce sera sans doute le programme Hidalgo, même si la candidate socialiste reste encore assez confuse sur le sujet. Lors de la précédente campagne présidentielle, Mélenchon disait : "Au-dessus de 300.000 euros, je prends tout". C'est que voulait faire Georges Marchais.

Jadot et Hidalgo veulent rétablir un "ISF climatique". Pour Jadot, il s'agirait de pénaliser au plan fiscal les investissements dans les entreprises qui ne respectent pas l’environnement. L'idée, c'est de financer la transition écologique pour les ménages modestes.

À droite, on imagine qu’on veut préserver la réforme Macron... Et bien pas si simple. Chez Valérie Pécresse, pas de changement. On garde l'IFI. La candidate de la droite veut toutefois alléger les droits de transmission. Aujourd'hui, chaque parent a le droit de donner à chaque enfant 100.000 euros tous les 15 ans. Pécresse voudrait donner cette possibilité tous les 6 ans.

Éric Zemmour conserverait le système l'actuel, mais en sortant la résidence principale. Marine Le Pen propose un impôt sur la fortune financière : toutes les actions seraient intégrées dans l'assiette fiscale, et tout l'immobilier serait sorti.

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>> Hors-série Lenglet-Co : crise du coronavirus, un podcast hebdomadaire présenté par François Lenglet, qui vous donne les clés pour tout comprendre des évolutions et des mutations économiques, en Europe et dans le monde. Le journaliste en profite aussi pour tordre le cou à de nombreuses idées reçues sur l'économie.

Si vous souhaitez poser des questions à François Lenglet, écrivez à temoins@rtl.fr.

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