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Présidentielle 2022, sécurité, coronavirus, climat : Macron attaque sur tous les fronts

DÉCRYPTAGE - À travers deux entretiens, au "Figaro" et à la chaîne américaine CBS, Emmanuel Macron a balayé les sujets qui seront incontournables lors de la campagne présidentielle.

Emmanuel Macron, le 19 avril 2021
Emmanuel Macron, le 19 avril 2021
Crédit : Guillaume HORCAJUELO / POOL / AFP
Marie-Pierre Haddad

En Marche vers 2022 ? Emmanuel Macron passe à l'action et prépare le terrain pour une éventuelle candidature pour le scrutin. Dans un entretien au Figaro, mais aussi à la chaîne de télévision américaine CBS, le président de la République jette les bases des sujets qui feront la campagne présidentielle. 

Mais loin de lui l'idée d'évoquer pour l'instant une candidature pour un second mandat. "Quoiqu’il arrive, je présiderai jusqu’au dernier quart d’heure, explique-t-il dans les colonnes du journal. Sur la sécurité, sur l’économie et l’industrie, sur les réformes, sur le social, sur l’éducation, sur l’environnement, j’agirai jusqu’au dernier quart d’heure". Selon une récente étude de l'institut Elabe, les électeurs citent à égalité l'emploi (31%), le pouvoir d'achat (31%) et la sécurité (30%) comme les thèmes qui compteront le plus dans leur choix à l'élection présidentielle de 2022

Et la clé de la stratégie du chef de l'État réside dans une phrase retranscrite quelques lignes plus tard : "Le moindre centimètre de résultat est un centimètre gagné". Savoir faire et faire savoir, donc. Et si Emmanuel Macron fait le point sur son bilan sécuritaire depuis qu'il est à la tête de l'Etat, c'est pour préempter un sujet dont s'emparent ses adversaires politiques, Marine Le Pen et Xavier Bertrand. 

Une offensive lancée sur la sécurité

Emmanuel Macron cherche ainsi à "défendre un bilan qui n’apparait pas naturellement", estime William Galibert, journaliste politique à RTL. Malgré le séminaire gouvernemental sur la sécurité en septembre dernier, le discours des Mureaux sur les séparatismes, en octobre et le Beauvau de la sécurité, "ça n’imprime toujours pas dans l’opinion", reconnaissent plusieurs membres de la majorité.  

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Emmanuel Macron veut ainsi lutter contre la violence du quotidien. "Je suis lucide et je regarde la réalité en face : depuis plus de trente ans certains quartiers et certaines rues sont devenus invivables pour nos concitoyens, et notamment pour les plus modestes, les plus fragiles : la personne âgée qui va faire ses courses, la femme qui rentre seule le soir du travail, indique le président de la République. Non. Ce n’est pas l’idée que je me fais de ce que la République doit aux Français".

Un horizon pour un redémarrage

En parallèle de son offensive sur la sécurité, Emmanuel Macron continue de fixer un nouvel horizon de sortie de la crise sanitaire. Après avoir présidé une réunion pour préparer le redémarrage, le chef de l'Etat a une nouvelle fois affirmé à la télévision américaine CBS que la levée des "restrictions" sera pour "début mai". Il a précisé qu'elle se fera de façon "progressive".

Sur l'épineux sujet des vaccins, le président de la République a insisté sur le fait que l'Europe "rattrape" son "retard". "Nous serons en mesure d’accomplir nos objectifs avec (les vaccins, ndlr) dont nous disposons aujourd’hui", assure-t-il. A cela vient s'ajouter la nécessité de fournir des doses de vaccins aux pays du Sud. "Si nous ne vaccinons pas ces pays, nous ne nous débarrasserons pas du virus. Vous aurez de nouveaux variants, et ils vont revenir dans nos pays", a-t-il mis en garde. La stratégie va "s’accélérer après l’été", a rappelé Emmanuel Macron

Un nouveau monde tourné vers le climat

Les enjeux climatiques font aussi partie du retour en force d'Emmanuel Macron. Toujours sur CBS, le président a reconnu avoir commis "l'erreur" d'en "sous-estimer l'impact sur la classe moyenne" en 2018. "Il faut accepter d'investir de l'argent public dans ces transitions pendant plusieurs années" et "changer les modèles économiques et le comportement des investisseurs afin de financer les investissements verts et de pénaliser ceux qui ne suivent pas ce mouvement", a détaillé Emmanuel Macron. 

Il souligne "cependant" que "pour que cette révolution ait lieu, nous devons aider les classes moyennes et les foyers modestes à nous suivre". "Je peux vous dire en toute humilité que j'en suis d'autant plus convaincu que j'ai moi-même fait des erreurs auparavant", a-t-il répété.  


Que ce soit à l'échelle nationale ou en politique étrangère, Emmanuel Macron pose ainsi des jalons pour répondre à ses détracteurs qui préparent activement la campagne présidentielle de 2022.

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