2 min de lecture Élection présidentielle

Présidentielle 2022 : Gabriel Attal "rêve" d'un second tour sans Marine Le Pen

Le porte-parole du gouvernement espère des alternatives "crédibles" et pas issues "des extrêmes" à Emmanuel Macron.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l'Élysée, le 17 février 2021.
Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l'Élysée, le 17 février 2021. Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Jérémy Billault et AFP

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a déclaré vendredi 16 avril qu'il "rêvait d'un second tour" à l'élection présidentielle en 2022 "sans Marine Le Pen", plaidant pour des alternatives "crédibles" et pas issues "des extrêmes".

"Je rêve d'un second tour sans Marine Le Pen. Mon souhait c'est qu'en démocratie, on puisse avoir des alternatives qui ne sont pas des alternatives des extrêmes, que ce soit Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon", a déclaré le représentant du gouvernement sur Franceinfo.

Gabriel Attal souhaite "qu'on ait des partis républicains, des partis de gouvernement, qui produisent des idées, qui présentent des alternatives politiques crédibles" et "regrette" de voir "dans le débat et dans les études d'opinion qu'aujourd'hui ce n'est pas le cas".

Dans un entretien aux Echos, Gabriel Attal affirme que "pour nous, le rempart, c'est l'action" et que "si Marine Le Pen avait été élue en 2017, la France n'aurait pas de plan de relance aujourd'hui. Ni la confiance des investisseurs pour emprunter".  "Les Français ont bien compris qu'il valait mieux traverser cette crise en France qu'au Brésil ou aux Etats-Unis, où elle n'a d'ailleurs pas porté chance aux populistes", fait-il valoir.

Marine Le Pen "reste un danger absolu"

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Pour lui, la dirigeante d'extrême droite "reste un danger absolu" et "lui faire confiance, c'est jouer à la roulette russe", parce que "les fondamentaux du repli sont toujours là", malgré "une volonté évidente" chez Marine Le Pen "de masquer tous ses irritants, quitte à changer totalement de logiciel par rapport à son projet de 2017".

"Elle dit vouloir rembourser la dette, tout en proposant la retraite à 60 ans. L'élection d'un candidat extrémiste en France casserait la confiance des acteurs économiques. Cela vaut aussi pour Jean-Luc Mélenchon, l'empereur de l'argent magique, qui lui ne veut rien rembourser", affirme le porte-parole.

A propos de la réunion de plusieurs responsables de gauche samedi à l'invitation de l'eurodéputé EELV Yannick Jadot, Gabriel Attal, ancien militant socialiste, "ne regrette absolument pas de l'avoir quitté (le PS) pour rejoindre Emmanuel Macron" en 2016, critiquant "la difficulté à sortir de dogmes, de tabous qui ne sont plus adaptés à la situation qu'on connaît aujourd'hui, une forme de sectarisme (...) et la difficulté à se renouveler, à produire des idées".

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