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Présidentielle 2022 : comment s'organise la sécurité des meetings politiques ?

Alors qu'une enquête a été ouverte après les violences ayant émaillé le meeting d'Éric Zemmour, la sécurisation de ce type d'événements est cruciale.

Des violences ont éclaté à Villepinte, au cours du premier meeting d'Eric Zemmour
Des violences ont éclaté à Villepinte, au cours du premier meeting d'Eric Zemmour
Crédit : Olivier Ubéda, pour Eric Zemmour / AFP
Cyprien Cini - édité par Étienne Bianchi

Bagarre à coups de poings et de chaises lors du meeting d'Éric Zemmour dimanche 5 décembre à Villepinte après une intervention de SOS Racisme. Des incidents qui interpellent sur la sécurité lors de ces manifestations politiques. Comment est effectué le maintien de l'ordre dans ce type d'évènements ?

"Les meetings politiques, comme les grands événements sportifs, sont gérés par celui qui prend le micro et son équipe qui doivent mettre en place tout le dispositif", explique René-Georges Querry, ancien patron du service de Protection des hautes personnalités. "Il s'agit d'apprécier combien de personnes viendront et puis si cela va être chaud ou pas", continue-t-il. 

L'autorité administrative "garde un œil" sur ces manifestations et peut demander à l'administrateur de revoir son dispositif si ce dernier est jugé insuffisant. L'État n'intervient qu'en cas d'incident grave. 

Échanges avec la police

Pour faire régner l'ordre, une solution : "L'organisateur fait appel à des sociétés privées en charge de la sécurité", détaille René-Georges Querry. Tous les partis possèdent leur société de sécurité. "Ces sociétés ont leur propre statut, mais travaillent à titre principal pour tel parti politique ou tel homme politique", explicite l'homme en charge de la sécurité de la Coupe du monde 1998. Bien qu'ils ne soient pas encartés, René-Georges Querry dit avoir du mal "à voir des gens issus de la CGT venir assurer une manifestation de Marine Le Pen". 

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L'État veille quand même au bon déroulé de ces événements, notamment avec la déclaration du protocole de sécurité en préfecture puis les rôles de la police et de la sécurité privée sont définis par une loi de janvier 1995. "À l'intérieur, la sécurité privée gère et à l'extérieur c'est l'État", poursuit René-Georges Querry. Si la situation dégénère, "les forces de police et de gendarmerie peuvent intervenir". 

Si un meeting, comme celui d'Éric Zemmour, se déroule mal, l'État peut interdire la tenue d'un second à moins d'une augmentation drastique des mesures de sécurité. Pour rappel, les incidents de dimanche 5 décembre font l'objet d'une enquête du parquet de Bobigny. 

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