3 min de lecture Présidentielle 2017

Présidentielle 2017 : que retenir du meeting d'Emmanuel Macron à Paris

ÉCLAIRAGE - Devant 8.000 personnes à La Villette, Emmanuel Macron a répondu aux nombreuses attaques du Front national se posant ainsi en défenseur de la "démocratie".

Emmanuel Macron, lors d'un meeting à Paris le 1er mai 2017
Emmanuel Macron, lors d'un meeting à Paris le 1er mai 2017 Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
ClaireGaveau
Claire Gaveau
et AFP

Emmanuel Macron a mené sa contre-offensive. Largement attaqué par Marine Le Pen lors de son meeting à Villepinte, le leader "En Marche !" a rendu coup pour coup les attaques. Son but est simple : rassembler contre la présidente du Front national au second tour de l'élection présidentielle. "Face aux injures et à l'obscénité du Front national, nous allons refonder le pays", a déclaré le candidat, devant plus de 8.000 partisans rassemblés porte de La Villette à Paris.

Quelques heures plus tôt, à Villepinte, Marine Le Pen l'avait accusé d'incarner "En Marche ou crève". "Elle a raison, 'En Marche, c'est nous !", a-t-il lancé laissant ainsi entendre que le terme "crève" est incarné par l'extrême-droite. "Ce qui nous est proposé par la candidate du FN, c'est le reniement du contrat qui nous unit, c'est un aller sans retour. À la minute où nous aurons quitté l'Union européenne, quitté l'euro, dévalué notre monnaie, nous n'en sortirons pas indemnes (...) Le FN, c'est le parti de l'anti-France", a-t-il accusé, alors que ses partisans scandaient "On n'en veut pas !".

Au terme de ce long réquisitoire, qui a occupé la moitié de son discours, Emmanuel Macron a promis d'être un "président des sans-droit, des oubliés, des sans grade", quand sa rivale le dépeint en champion du "mondialisme", de la "finance". À Villepinte, elle a ainsi parodié un discours de François Hollande datant de 2012 où elle assure dorénavant que la finance a "un nom, un visage, un parti".

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Emmanuel Macron dit non à Jean-Luc Mélenchon

En présence de la ministre de l'Environnement et ex-finaliste à la présidentielle Ségolène Royal, Emmanuel Macron a toutefois écarté la demande de Jean-Luc Mélenchon d'abandonner son projet de réforme du droit du travail, qu'il souhaite mener dès cet été par ordonnances. "Les Françaises et les Français se sont exprimés et ont choisi le projet qui porte ces réformes, je ne vais pas les trahir en me reniant. Et je veux demain pouvoir agir, être efficace. Donc ces réformes, nous les avons conçues, portées, nous les ferons", s'est-il justifié.

Emmanuel Macron veut "protéger toutes les familles"

Disant vouloir parler aussi à "ceux qui doutent", le candidat a exprimé "quelques convictions" après avoir notamment "senti dans notre pays une immense crainte pour les familles". "Serais-je un ennemi des familles, parce que la mienne est un peu différente, et je l'assume pleinement ?", a-t-il demandé. Avant de poursuivre : "J'ai entendu ce matin le message du Front national, Jean-Marie Le Pen m'a dit : 'Vous n'avez pas le droit de parler d'avenir, parce que vous n'avez pas d'enfant'".

Lors de son meeting, Emmanuel Macron a ainsi voulu répondre au cofondateur du Front national : "J'ai des enfants et des petits-enfants de cœur. C'est une filiation, qui se construit, c'est une filiation qui se conquiert, une filiation qui ne vous doit rien, et une filiation que vous n'aurez pas", a lancé le candidat ajoutant qu'il y avait en France "plein de familles". "Il y a des couples de même sexe et des couples de sexe différent, il y a des filiations différentes, et il y a beaucoup d'amour (...) Je protégerais les familles, toutes les familles".

Une manière pour le favori des sondages de revenir une nouvelle fois sur les droits des familles homosexuelles. Il a ainsi prôné une défense de la loi ouvrant le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe même s'il a une nouvelle fois écarté la GPA au motif de "la dignité de la personne humaine et des droits de la femme".

Un combat "pour la démocratie"

Enfin, Emmanuel Macron a tenu à adresser un message à ceux qui vont voter pour lui simplement pour "faire barrage à Marine Le Pen" évoquant dès lors "un combat pour que vous puissiez exprimer demain vos désaccords". "Je sais que beaucoup voteront pour moi pour ne pas avoir le Front national. Je veux leur dire ici mon respect, et le fait que j'ai pleinement conscience que le 7 mai, je fais plus que défendre un projet politique : je porte le combat pour la République et pour la démocratie libre", a-t-il lancé à La Villette.

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