2 min de lecture Présidentielle 2017

Présidentielle 2017 : le système de parrainages, un frein à la démocratie ?

INVITÉS RTL - Charlotte Marchandise-Franquet, candidate citoyenne à la présidentielle et Olivier Faure, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale reviennent sur la règle des 500 signatures.

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Présidentielle 2017 : le système de parrainages, un frein à la démocratie ? Crédit Image : Sten Duparc | Crédit Média : RTLNET | Date :
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Yves Calvi et Léa Stassinet

On connaîtra aujourd'hui le dernier pointage intermédiaire des parrainages recueillis par les candidats à l'élection présidentielle. Pour pouvoir se qualifier, ils doivent réunir 500 signatures d'élus avant vendredi 17 mars. Mais cette année, une nouveauté vient se rajouter au système déjà existant : tous les parrainages seront rendus publics. Mais cette condition obligatoire représente-t-elle un frein aux ambitions de candidats non-issus des grands partis et qui passent toute leur énergie dans la collecte de ces 500 soutiens ? Ou au contraire, ce système constitue-t-il un filtre nécessaire pour empêcher des candidatures farfelues ou peu représentatives ? 

À 4 jours de la date butoir, Charlotte Marchandise-Franquet, désignée par la LaPrimaire.org qui a réuni plus de 32.000 votants, n'a réuni que 38 parrainages "officiellement". "On sait qu'on en a 70 en tout, avec ceux qui ont été envoyés entre-temps, et on a 200 promesses d'élus", ajoute-t-elle. Le chemin est encore long, et la candidate ne s'avance pas. "Jusqu'à vendredi on continue, on ne lâche rien. On ne sait pas ce qu'il peut se passer", confie Charlotte Marchandise-Franquet. 


Pour elle, ce qui constitue un frein à la démocratie, c'est "que la transparence puisse empêcher des gens de donner leurs parrainages, c'est que des élus puissent dire qu'ils reçoivent une pression d'autres élus parce qu'ils exercent leur droit démocratique", dénonce Charlotte Marchandise-Franquet. "Beaucoup de gens nous ont dit qu'ils ne nous donneraient pas leur parrainage parce qu'ils étaient inquiets des répercussions sur leur commune", explique-t-elle.

On voit bien que des candidats qui sont hors des partis classiques réussissent à avoir leurs 500 signatures

Olivier Faure, président du groupe PS à l'Assemblée nationale
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Ces 500 parrainages sont "nécessaires", estime Olivier Faure, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. "La transparence est une exigence communément admise", affirme-t-il. "En France il y a 36.000 maires qui peuvent adresser leurs parrainages, et on voit bien que des candidats qui sont hors des partis classiques réussissent à avoir leurs 500 signatures, comme Nathalie Arthaud ou encore Emmanuel Macron". 

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Ce système empêche notamment de voir se concrétiser des candidatures improbables, et "c'est tant mieux", dit Olivier Faure. "Les Français n'ont pas besoin d'avoir 80 candidats à l'élection présidentielle. La multiplicité des candidats ne favorise rien, au contraire elle opacifie les choix", juge le président du groupe PS à l'Assemblée. "Je comprends que chacun ait envie d'utiliser cette caisse de résonance pour pouvoir exprimer ses positions, mais quand je vois le projet de Charlotte Marchandise-Franquet, je vois d'énormes points de convergences avec Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon ou encore Yannick Jadot. Alors pourquoi vouloir multiplier les candidatures ?" s'interroge Olivier Faure. 

La candidature à la présidentielle nous donne une voix pour faire de la politique autrement

Charlotte Marchandise-Franquet, candidate citoyenne
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"Il ya aujourd'hui un dégoût de la politique", répond Charlotte Marchandise. "La candidature à la présidentielle nous donne une voix pour faire de la politique autrement, de façon bien plus transparente et participative", indique-t-elle. Charlotte Marchandise annonce d'ailleurs la création d'un "archipel citoyen" aux élections législatives. "On va porter 577 candidats issus de différents mouvements citoyens, c'est là où l'on sort de la logique des partis", affirme-t-elle. 

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