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"Pasqua regardait Mitterrand comme s’il allait lui régler son compte", se souvient Duhamel

PODCAST - Lors de la première cohabitation en 1986, François Mitterrand "s’est quand même retrouvé avec, face à lui, une trentaine de personnes, avec des visages hostiles" lors du Conseil des ministres.

Charles Pasqua et François Mitterrand, le 10 décembre 1986
Charles Pasqua et François Mitterrand, le 10 décembre 1986
Crédit : PASCAL GEORGE / AFP
6. Chirac conquérant, Mitterrand "blême", le face à face "très tendu" de la première cohabitation
14:31
Marie-Pierre Haddad

Le 22 mars 1986, les Français découvrent la cohabitation. Pour la première fois, le président de la République et le premier ministre en poste ne sont pas du même bord politique. Pour leur premier Conseil des ministres, l’ambiance n’est bien sûr pas aux amabilités

À la sortie, les ministres et secrétaires d’État ne se sont pas attardés pour la photo de famille, sur la terrasse du parc. "La photo de famille, le principe c’est que le Président étant au-dessus des partis est heureux de présenter un nouveau gouvernement. Là, le Président n’est pas du tout heureux de présenter ce nouveau gouvernement", raconte Alain Duhamel.

François Mitterrand avait confié à l'éditorialiste "que c’était très pénible physiquement, qu’en plus il avait le contrecoup de la campagne, que vraiment c’était très pénible. Qu’il avait le sentiment d’être entouré d’adversaires. D’ailleurs, c’était la réalité, mais qu’il se battrait".

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François Mitterrand, tous les souvenirs convergent là-dessus, était blême et vieilli. "C’était une épreuve. Il s’est quand même retrouvé avec, face à lui, une trentaine de personnes, avec des visages hostiles. Parmi les visages hostiles, il y avait des visages agressifs. Charles Pasqua le regardait comme s’il allait lui régler son compte. Donc c’était physiquement pénible", ajoute Alain Duhamel.

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Les échanges et le déroulé de ce Conseil de ministres ont fini par se faire connaître. "François Mitterrand avait intérêt à ce qu’on sache comme il avait été stoïque. Jacques Chirac était très content de dire qu’il avait une vraie autorité. Avec François Mitterrand, on s’est vus très rapidement après. Il avait besoin de faire savoir comment il réagissait", raconte l'éditorialiste.

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