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Parti socialiste : Pouria Amirshahi claque la porte du parti

En désaccord politique avec la ligne suivie par le gouvernement, le député frondeur vient allonger la liste des défections au sein du Parti socialiste.

Le député Pouria Amirshahi lors d'un discours à l'Assemblée nationale le 8 février 2016.
Le député Pouria Amirshahi lors d'un discours à l'Assemblée nationale le 8 février 2016. Crédit : AFP
Emeline Le Naour et AFP

Quelques jours après que Martine Aubry a fait part de sa volonté de quitter la direction du Parti socialiste dans le Journal du Dimanche, c'est au tour du député frondeur Pouria Amirshahi d'annoncer également par voie de presse son intention de claquer la porte du PS. Le parlementaire, l'un des plus critiques vis-à-vis de l'exécutif, annonce qu'il quitte le Parti socialiste et qu'il abandonnera en 2017 son mandat pour "retourner à la vie professionnelle", dans un entretien au Monde dans l'édition à paraître du samedi 5 mars. "Je quitte le PS et le monde des partis en général, rhizomes d'un système institutionnel à bout de souffle. Ils sont devenus des machines électorales sans grande conviction, sans promesse d'avenir heureux pour le pays", déclare l'élu des Français de l'étranger, membre du PS depuis près de 30 ans.

Les partis, déplore-t-il, "semblent ne pas pouvoir faire grand-chose quand ils ne sont pas carrément dans le renoncement ou la complicité", déplore-t-il en estimant que le PS est "sans ressorts, sans idées". "La France n'est pas gouvernée par l'aile droite du PS, mais par des néoconservateurs, dans tous les domaines, à quelques exceptions près... D'ailleurs, leurs alliés sont désormais issus du bloc réactionnaire : déchéance de nationalité, état d'urgence, surenchère pénale, droit du travail", ajoute-t-il en dénonçant une "succession de renoncements" depuis 2012. Pouria Amirshahi n'en abandonne pas pour autant son engagement.

"Il faut poser aujourd'hui les fondements d'un modèle viable et doux. Défendre des causes communes entre citoyens, défendre les biens communs tant négligés, stopper la destruction des espèces vivantes, encourager de nouvelles formes de propriété sociale d'entreprise", dit cet ancien président du syndicat étudiant Unef. "Cela se traduit notamment par la mise en valeur de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui luttent ou mènent des expériences qui fonctionnent: c'est la raison d'être du Mouvement commun que j'ai fondé avec d'autres", qui ne présentera pas de candidats "aux élections", ajoute le député.

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