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Paris : Élisabeth Borne confirme la construction du CDG Express

La ministre des Transports a confirmé la construction du CDG Express, le train rapide censé relier le centre de la capital à l'aéroport de Roissy en une vingtaine de minutes.

La ministre française des Transports Elisabeth Borne se rendra à Toulouse, en Haute-Garonne

Crédit : Patrick KOVARIK / AFP

Claire Gaveau & AFP

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La fin de longues discussions ? Elisabeth Borne a confirmé ce mardi 5 février la construction du CDG Express. Ce train rapide doit théoriquement relier, à partir du 1er janvier 2024, la Gare de l'Est, dans le centre de la capitale, au terminal 2 de l'aéroport de Roissy. Le trajet, long de 32 kilomètres, doit durer vingt minutes et coûter 24 euros.

Dans une interview au Parisien, la ministre des Transports a ainsi annoncé que "le contrat de concession sera signé dans les prochains jours" avec le gestionnaire d'infrastructure détenu à parts égales par ADP, SNCF Réseau et la Caisse des Dépôts. "C'est indispensable pour pouvoir donner le coup d'envoi des travaux sans perdre de temps", a-t-elle ajouté, estimant que "le projet de CDG Express est nécessaire pour Paris et pour toute l’Île-de-France".

Mais ce projet est contesté par de nombreux habitants et élus d’Île-de-France qui craignent notamment que les travaux ne perturbent trop les lignes de trains de banlieue au nord de Paris, en particulier sur la ligne du RER B. "Il y a un nombre de chantiers très importants, avec quinze projets majeurs d'après SNCF Réseau. Le CDG Express n'est qu'une petite partie du sujet", a pointé la ministre. 

Élisabeth Borne a rappelé au passage que plus de 500 millions d'euros, sur le 1,8 milliard que doit coûter le projet, iront à l'amélioration du RER B.

Quel calendrier ?

Quant à une ouverture à temps pour les JO de 2024, "à l'heure actuelle, SNCF Réseau nous dit que cette date est tenable", a constaté la ministre des Transports alors que Michel Cadot, le préfet de région, a été "chargé d'une mission sur le calendrier des travaux". "Il remettra ses conclusions fin mars ou début avril", a-t-elle précisé.

"La mission confiée au préfet de région vise à préciser à quelles conditions, et avec quelles interruptions de circulation, SNCF Réseau serait en mesure de tenir son calendrier. En fonction des conclusions qui me seront remises, on sera amené à prendre des décisions", a-t-elle expliqué, ajoutant que "cela pourra le cas échéant toucher au calendrier". "Je le dis très clairement : je n'exclus rien, on n'est pas arc-bouté sur un calendrier qui serait irréaliste. Aujourd'hui, l'objectif est de mettre en service pour les JO, mais ça ne se fera pas au détriment des transports du quotidien", a souligné la ministre. 

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