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Municipales à Paris, Marseille, Bordeaux, Lyon, Limoges, Brest, Lille, Aubervilliers : le point sur les alliances à gauche pour le second tour

Le dépôt des listes pour le second tour des élections municipales est désormais clos depuis ce mardi 17 mars à 18 heures. Entre alliance, "fusion technique", retrait ou maintien, RTL.fr fait le point sur toutes les alliances à gauche.

Des affiches des candidats au premier tour des municipales à Paris

Crédit : Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Marie-Pierre Haddad

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Accord, fusion ou retrait... Qu'ils soient qualifiés ou éliminés, les candidats avaient jusqu'à ce mardi 17 mars à 18 heures pour présenter leurs listes ou la retirer en préfecture, en vue du second tour des élections municipales qui se déroulera le dimanche 22 mars. Bien plus qu'une simple formalité administrative, ce passage obligé a donné lieu à de vives tractations à gauche forçant les gagnants et les perdants à rebattre les cartes.

Afin de faire barrage à la droite et à l'extrême droite et surtout de se maintenir dans plusieurs villes, certains candidats de gauche ont décidé de nouer des alliances, allant parfois à rebours des propos tenus lors de la campagne du premier tour ou encore des consignes - volontairement vagues - distillés par l'état-major des partis. 

Au soir du premier tour, Olivier Faure avait ouvert la porte à ces négociations au cas par cas en déclarant qu'il n'y aurait pas d'accord avec la France insoumise "au niveau national". Comprendre : chaque candidat était libre de nouer des accords "au niveau local", avait résumé dans la foulée Antoine Léaument sur RTL.

Ces villes où il y a eu accord sur une alliance

Face à la percée de la France insoumise au premier tour des élections municipales, des candidats socialistes et écologistes ont conclu des accords avec les insoumis à Toulouse, LimogesAvignonBesançonAubervilliers et Strasbourg. L'argument principalement avancé étant : "On veut qu'un maximum de Français puissent avoir accès à des politiques écologistes et de gauche dans un monde très brutal", a expliqué la patronne des écologistes Marine Tondelier au micro de RTL. 

Fusion aussi à Tulle, où Bernard Combes, proche de François Hollande, a accepté de fusionner sa liste avec celle de l'union PCF-LFI-Ecologistes pour le second tour. L'ancien président de la République avait pourtant jugé que tout rapprochement avec LFI était une "compromission". Au-delà d'accord programmatique, le cas de Toulouse a fait grincer des dents puisque pour faire barrage au maire sortant de droite Jean-Luc Moudenc, la liste de gauche s'est rangée derrière celle de la France insoumise. 

Dans le Val-de-Marne, les villes de Fresnes et Villiers-sur-Marne ont aussi trouvé un accord entre le PS et les Écologistes pour la première ville, puis entre le PS et LFI pour la seconde.

Des accords se sont aussi constitués entre les verts et les socialistes. À Lille, la liste de l'écologiste Stéphane Baly, arrivé troisième au premier tour des municipales, a annoncé dans un communiqué sa fusion avec celle du maire sortant socialiste Arnaud Deslandes, arrivé en tête dans ce fief historique du PS. Bastion écologiste, la ville de Bègles en Gironde voit aussi le maire sortant écologiste s'allier à la France insoumise. De même à LyonPoitiers et Tours.

À La Courneuve, le candidat LFI Aly Diouara, arrivé en tête au premier tour, et la candidate PCF Nadia Chahboune (3e position) ont annoncé avoir trouvé un accord pour le second tour, afin de barrer la route au PS. Accord aussi à Villejuif entre le PCF et LFI et alliance aussi à Choisy entre LFI, PCF et Écologistes. À Vitry-surSeine, le maire divers gauche, soutenu par la France insoumise et les écologistes Hocine Tmimi affrontera le maire sortant communiste Pierre Bell-Lloch. 

Ces villes où il y a une fusion technique

Il n'est pas forcément nécessaire de constituer un programme commun pour s'allier. La preuve étant avec "la fusion technique", comme l'a appelé de ses voeux Jean-Luc Mélenchon. Elle consiste à fusionner les listes à la proportionnelle des résultats du premier tour. Mais sans programme commun. 

Par exemple, si une "fusion technique" est opérée entre un candidat socialiste arrivé en tête avec une liste insoumise, des collistiers LFI seront rajoutés sur la liste socialiste mais ces derniers auront la possibilité de siéger dans l'opposition au conseil municipal. C'est la stratégie optée à BrestNantes, ou encore Clermont-Ferrand

Ces villes où aucun accord n'a été conclu

Aucun accord n'a abouti à Paris où le candidat de la gauche Emmanuel Grégoire a refusé toute alliance avec l'insoumise Sophia Chikirou. À Marseille, le maire sortant de Benoît Payan a aussi refusé "la main tendue" par le député LFI Sébastien Delogu. Ce dernier a ainsi décidé de retirer sa liste pour le second tour. 

À Montpellier, pas d'accord entre le maire sortant socialiste Michaël Delafosse et la députée insoumise Nathalie Oziol. À Rennes, la gauche reste divisée avec une liste LFI face à la liste de la maire sortante socialiste. Bordeaux sera dans le cas d'une triangulaire avec le maire sortant écologiste, face à une liste insoumise et une liste Renaissance. Au Kremlin-Bicêtre, le maire PS a refusé de s'allier à LFI.

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