3 min de lecture

Résultats élections municipales à Marseille : Payan, Allisio, Vassal et Delogu... Où en sont les alliances avant le second tour ?

Tandis que le RN s'est hissé au second tour des élections municipales à Marseille, la question des alliances est au point mort. Le maire sortant de gauche refuse toutes alliances avec LFI et la candidate LR a annoncé son maintien.

Benoît Payan (DVG), Franck Allisio (RN), Martine Vassal (LR-Renaissance) et Sébastien Delogu (LFI), sont candidats au second tour des municipales à Marseille

Crédit : AFP

Marie-Pierre Haddad

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

Le Rassemblement national "aux portes" de Marseille ? Au lendemain du premier tour des élections municipalesquatre listes se sont qualifiées pour le second tour qui se déroulera le 22 mars. Le maire sortant de gauche Benoît Payan (36,70%) est au coude-à-coude avec le candidat du RN Franck Allisio (35,02%). La candidate Les Républicains soutenue par Renaissance Martine Vassal a obtenu 12,41% et le candidat et tête de liste la France insoumise Sébastien Delogu a obtenu 11,94% des suffrages exprimés. 

>> EN DIRECT - Municipales 2026 : au lendemain du premier tour, suivez les dernières tractations en cours

Et maintenant ? Le casse-tête des négociations de l'entre-deux-tours a débuté puisque les responsables politique ont jusqu'au mardi 17 mars à 18 heures pour décider s'ils maintiennent leur liste, fusionnent avec une autre ou se désistent. 

Benoît Payan rejette toutes alliances avec LFI

Au soir du premier tour, Sébastien Delogu a adressé une "main tendue", au maire sortant de gauche. Mais ce dernier lui a adressé une fin de non-recevoir. Repartant en campagne seul, l'édile a confirmé sa décision en allant déposer sa liste en préfecture, entouré de ses colistiers, dès ce lundi 16 mars.

Qualifié "d'irresponsable" par Sébastien Delogu, Benoît Payan, 48 ans, a répondu : "On a toujours été très clair", "face au Rassemblement national, il n'y a ni compromission ni tambouille ni arrangement" mais "il faut de l'union, de la clarté et du rassemblement". Invité de RTL, le candidat RN Franck Allisio a évoqué la possibilité d'une "alliance déguisée" entre la gauche et la France insoumise qui "reviendrait à un retrait de la liste de Sébastien Delogu".

Dans la deuxième ville de France, le maire sortant, à la tête d'une coalition de gauche, écologiste et citoyenne, est arrivé d'une courte tête (36,70%) devant le député du RN Franck Allisio (35,02%). Une avance suffisante pour l'encourager à partir seul alors qu'il a lui-même répété qu'un basculement à l'extrême droite de cette ville façonnée par les métissages serait "un séisme".  
LFI est arrivé quatrième à 11,94% et la question d'un éventuel retrait de cette liste se pose donc sérieusement. 

Franck Allisio tend la main à la candidate LR

Dans le camp de la droite et du centre, après un long silence, la candidate Martine Vassal, 63 ans, s'est enfin exprimée dans l'après-midi par voie de communiqué. "Nos courants doivent continuer à être représentés", écrit la candidate, qui n'a obtenu qu'un très faible score (12,41%) alors que, en tant que présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence et du département des Bouches-du-Rhône, elle est une figure de la vie politique locale. 

D'ailleurs, les regards se tournent déjà vers la puissante métropole qui sera renouvelée après ces municipales et doit choisir un nouveau président début avril. Déjà en 2020, Martine Vassal avait essuyé une cuisante défaite aux municipales, échouant à garder la ville qui était dirigée depuis 25 ans par le LR Jean-Claude Gaudin.  
                   
Franck Allisio lui avait aussi de nouveau tendu la main. "J'appelle tous les électeurs de Mme Vassal, (...) à me rejoindre mais j'appelle également Mme Vassal à me rejoindre, la politique du pire n'est jamais la bonne solution", avait-il dit sur Franceinfo

Un entre-deux-tour attentivement scruté

La situation marseillaise a bien sûr mobilisé les responsables des partis à Paris, le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, demandant "solennellement" à La France insoumise comme à Martine Vassal de "se retirer" dans la cité phocéenne. "Consternante irresponsabilité arrogante de Benoît Payan, le maire par surprise de Marseille. Il préfère le risque de l'extrême droite à la fusion technique avec LFI", a taclé de son côté le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon sur X. 

Les Marseillais, qui n'ont pas accouru aux urnes, avec une participation de 52,17% inférieure à la moyenne nationale, semblent, à l'image des résultats, très divisés. 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info