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Élections municipales 2026 : c'est quoi la "fusion technique", cette union voulue par La France insoumise avec le Parti socialiste pour le second tour ?

Plusieurs candidats insoumis se sont dits prêts à faire une "fusion technique" avec le Parti socialiste pour le second tour des municipales. Cela leur permettrait de rester dans l'opposition au Conseil municipal en cas d'élection.

Les affiches de campagne des candidats aux élections municipales à Paris, le 14 mars 2026.

Crédit : Myriam Tirler / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Marine Langlois

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Lyon, Marseille, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Paris : de plus en plus de grandes villes sont concernées par les questions d'accords entre le PS et LFI pour le deuxième tour des élections municipales. Pour pouvoir s'imposer face à la droite ou l'extrême droite, la gauche va devoir se poser la question d'une potentielle fusion et certains se disent déjà prêt à sauter le pas. 

À Lyon, l'Insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi, annoncée en troisième position autour de 10%, se dit être prête à une "fusion technique" de sa liste et de celle du maire écologiste sortant Grégory Doucet pour battre Jean-Michel Aulas, alors que les deux sont au coude-à-coude au premier tour. Ce terme avait déjà été utilisé par le leader LFI Jean-Luc Mélenchon, avant même le premier tour. "Dans le passé on a déjà fait ça. Ça veut dire On vote ensemble, on est sur la même liste mais nous, on reste nous : on a un groupe autonome. Et, vous, vous restez vous : vous dirigez mais on ne s’engage à rien dans votre direction", avait-il résumé. 

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Pas d'accord de programme mais une union pour être élu

Concrètement, une "fusion technique" consiste à fusionner les listes du PS avec LFI, sans accord de programme, avec des candidats insoumis qui intègrent la liste socialiste mais seront dans l'opposition au Conseil municipal une fois élus. Cela permettrait à LFI d'avoir des postes de conseillers municipaux mais de rester dans l'opposition. "Ça permet que soit représenté les forces que les électeurs et les électrices ont voulu (...) Il y a une représentation démocratique de toutes les forces de gauche qui ont été portées au deuxième tour", explique sur RTL Danièle Obono, porte-parole de la France insoumise. 

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Lundi, LFI expliquant dans un communiqué qu'il s'opposera à "toute alliance avec des candidats macronistes ou de droite" et réaffirme sa "solidarité avec le mouvement antifasciste face aux tentatives de criminalisation". Ce dimanche soir, peu de temps après les premiers résultats du premier tour, Manuel Bompard, le coordinateur national de la France insoumise, a pris la parole pour tendre "la main" aux listes "partout où la droite et l'extrême droite menacent", appelant à former un "front antifasciste au second tour". Une ligne de conduite qui a déjà été reprise par plusieurs candidats insoumis. 

À Paris et à Marseille, LFI tend la main au PS

À Paris, l'Insoumise Sophia Chikirou (créditée à 13%) a appelé Emmanuel Grégoire, le candidat socialiste donné en tête devant Rachida Dati, à une fusion, faute de quoi elle maintiendra ses listes LFI dans la capitale. "Nous sommes déterminés à repartir en campagne pour le second tour. Nous allons battre le pavé et dire à tous les Parisiens: 'Oui, il y aura des élus Insoumis au Conseil de Paris'", a-t-elle prévenu. Mais quelques jours plus tôt, Emmanuel Grégoire a rejeté une possible union affirmant : "Il n'y aura pas d'alliance avec la France insoumise, quelles que soient les circonstances."

Du côté de la cité phocéenne, Sébastien Delogu (donné à environ 12% des votes) a appelé à "la constitution d'un front antifasciste pour empêcher le Rassemblement national de conquérir Marseille". Ajoutant : "Nous tendons la main à l'ensemble des composantes du Printemps marseillais et à leur candidat Benoît Payan." 

La balle semble donc être dans le camp du Parti socialiste pour ces "fusions techniques". Son Premier secrétaire Olivier Faure a assuré le soir du premier tour qu'au "premier comme au second tour, il n'y aura pas d'accord national entre le Parti socialiste et La France insoumise". Il a néanmoins ouvert la porte à des alliances locales en demandant "aux Socialistes de rassembler dans la clarté et de veiller au respect de nos principes et de nos valeurs". 

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