2 min de lecture Nicolas Sarkozy

"Mediapart" révèle les "mises en scène" de Nicolas Sarkozy pour tromper "ces bâtards de juges"

Le site d'information publie mardi 18 mars des extraits de conversations tenues entre l'ancien président et son avocat, Me Thierry Herzog, du 28 janvier au 11 février dernier.

Nicolas Sarkozy à Bruxelles, le 11 décembre 2009
Nicolas Sarkozy à Bruxelles, le 11 décembre 2009 Crédit : GEORGES GOBET / AFP
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La rédaction numérique de RTL

Nicolas Sarkozy a-t-il mis en place un "cabinet noir" chargé d'intervenir dans le cours de la justice ? Mediapart révèle ce mardi 18 mars le contenu d'une partie des écoutes judiciaires dont a été l'objet l'ex chef de l'État. Le site d'information publie des extraits de conversations tenues entre l'ancien président et son avocat, Me Thierry Herzog, du 28 janvier au 11 février dernier.

On y apprend plus de détails sur la façon dont Nicolas Sarkozy a tenté, par le biais d'une "taupe" auprès de la Cour de cassation, d'intervenir dans le processus judiciaire concernant plusieurs affaires dans lesquelles il était visé.

Les enregistrements confirment notamment que le magistrat Gilbert Azibert est intervenu auprès de trois conseillers de la Cour de cassation en charge d'examiner la validité des actes d'instruction dans l'affaire Bettencourt.

Une conversation mise en scène avec son avocat

Mediapart, qui a eu accès à la synthèse des retranscriptions de sept écoutes judiciaires sur la ligne ouverte par Nicolas Sarkozy sous une fausse identité, rapporte comment Thierry Herzog, l'avocat de l'ancien chef de l'État, y qualifie le 30 janvier dernier les juges d'instruction en charge de l'affaire Bettencourt de "bâtards de Bordeaux".

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Les écoutes confirment que Gilbert Azibert informe régulièrement l'avocat de l'avancement de l'enquête. Thierry Herzog évoque notamment, le 29 janvier, une décision de justice favorable dans le cadre de la saisie des agendas présidentiels : cette dernière devrait selon lui être invalidée, "sauf si le droit finit par l'emporter". La saisie des agendas de l'ancien chef de l'État sera finalement validée.

Médiapart décrit également comment, le 1er février, l'ancien chef de l'État, se sachant écouté, a mis en scène une conversation téléphonique avec son avocat sur sa ligne téléphonique officielle, pour "qu'on ait l'impression d'avoir une conversation", écrit le site internet. Enfin, Mediapart indique que l'ancien chef de l'État aurait aussi été informé par un fonctionnaire sur le déroulement de l'enquête sur le financement par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007.

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