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Marine Le Pen : le fisc réclame 1,8 million d'euros à son micro-parti

L'administration fiscale réclame environ 1,8 million d'euros au micro-parti de Marine Le Pen, Jeanne, dans le cadre des campagnes électorales de 2012.

Marine Le Pen le 23 septembre 2017 à Toulouse.
Marine Le Pen le 23 septembre 2017 à Toulouse. Crédit : Jean-Marc Haedrich/SIPA
Claire Gaveau
Claire Gaveau
et AFP

Le micro-parti de Marine Le Pen est dans le viseur de l'administration fiscale. Dans son numéro du mercredi 25 octobre, Le Canard Enchaîné révèle que "le fisc réclame près de 2 millions d'euros au mouvement Jeanne", le micro-parti au cœur de l'organisation des campagnes électorales du Front national depuis que Marine Le Pen en est présidente.

D'après l'hebdomadaire, Jeanne se voit réclamer, pour 2012, un impôt sur les sociétés d'un montant de 88.134 euros, auquel il convient d'ajouter 20.094 euros de pénalités de retard. Mais l'État exige également de Jeanne qu'elle allonge 1.374.252 euros au titre des impayés de TVA et plus 334.317 euros de pénalités car "le micro-parti était tout sauf une structure à but non lucratif".

Le Canard enchaîné écrit dès lors que "sa fine équipe s'est plutôt comportée comme une petite entreprise aux intérêts hautement commerciaux" via des prestations commerciales et bancaires facturées aux candidats FN de 2012.

C'est dingue fiscalement de nous reprocher cela

Axel Loustau, trésorier de Jeanne
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Une information confirmée à l'AFP par le parti frontiste. Axel Loustau, trésorier de Jeanne, mis en examen à ce titre dans l'enquête sur le financement des campagnes FN 2012, a confirmé que les sommes réclamées avoisinaient les 1,8 million d'euros. "On est comme n'importe quel contribuable sous le coup d'un contrôle fiscal, car l'administration a décrété qu'on avait une activité soumise à TVA. C'est dingue fiscalement de nous reprocher ça", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il y avait "une particularité de Jeanne, qui faisait que ça ne devait pas être fiscalisé".

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Cette demande de redressement est selon lui "appuyée sur la procédure pénale, on voit d'où ça vient, sauf qu'on n'est pas condamnés pénalement, le fisc est une administration à part, il est pas là pour faire du pénal", s'est désolé ce conseiller régional FN.

Alex Loustau a également indiqué être "passé il y a quelques jours devant la commission départementale", chargée de traiter les contentieux avec l'administration fiscale. "Il s'est passé quelque chose de très bon pour nous puisque le responsable de la commission départementale a plutôt remonté les bretelles des vérificateurs". "Mais s'il faut aller jusqu'au tribunal administratif, on ira et on sera sûrs de gagner", a-t-il encore assuré. Une information qui n'a pas été confirmée par l'administration fiscale. 

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