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Loi asile et immigration : ces "marcheurs" sortis du rang

15 députés de La République En Marche n'ont pas voté le projet de loi asile et immigration en première lecture, comme 9 de leurs alliés du MoDem.

Les députés lors d'une session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 29 novembre 2017.
Les députés lors d'une session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 29 novembre 2017. Crédit : Patrick KOVARIK / AFP
Martin Planques
Martin Planques et AFP

Un contre et des abstentionnistes. Quinze députés de La République En Marche (LREM) n'ont pas voté le projet de loi asile et immigration en première lecture, comme neuf de leurs alliés du MoDem. 


Un nombre restreint sans doute par la "pression" exercée par le groupe, rapportée par certains, et le rappel à l'ordre du chef de file Richard Ferrand, prêt à "casser des oeufs".  
Mercredi 18 avril, il avait réaffirmé à un petit groupe de sept contestataires qu'il "prendrait ses dispositions". La règle était clairement affichée : "abstention, péché véniel, vote contre, péché mortel". 

L'Assemblée nationale a adopté dimanche 22 avril en première lecture le projet de loi "asile-immigration" par 228 voix contre 139 et 24 abstentions, au terme d'une semaine entière de débats enflammés et l'examen d'un millier d'amendements. 

Un LREM et une MoDem ont voté contre

Il était le seul à avoir annoncé d'emblée qu'il voterait contre un texte à "la logique répressive" : l'ex-PS Jean-Michel Clément (Vienne), avocat spécialiste du droit des étrangers, a tenu parole et a annoncé dans la foulée son départ du groupe. "Afin d'éviter que mon vote nourrisse quelques interprétations ambiguës ou farfelues, d'où qu'elles viennent, j'ai décidé de me mettre en congé du groupe parlementaire LREM à compter de ce jour" a-t-il commenté.

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Au MoDem, Nadia Essayan (Cher) engagée de longue date dans le milieu associatif, est "née réfugiée" et a "une expérience de l'accompagnement des migrants actuels". Elle a voté contre le projet de loi.

14 LREM et 8 MoDem se sont abstenu

Parmi les élus élus LREM, Sonia Krimi était en tête de la contestation contre ce projet de loi. Elle avait interpellé dans l'hémicycle en décembre 2017 Gérard Collomb sur le sujet. Après avoir noté "quelques avancées" depuis, elle s'est donc abstenue. Cette "migrante économique" tunisienne naturalisée en 2012, professeur de gestion et consultante, hésitait entre abstention et vote contre. 

Martine Wonner (Bas-Rhin), médecin psychiatre et ancienne du Samu social de Paris, s'est aussi abstenue. Au cours des débats, elle a exhorté ses collègues à garder "en mémoire le parcours traumatique" des migrants. Récusant des pressions du groupe, elle a admis "des échanges un peu vifs". Après s'être beaucoup investi pendant deux mois dans la recherche de compromis, Matthieu Orphelin (Maine-et-Loire), proche de Nicolas Hulot, a fini par faire savoir avant même le début des débats qu'il ne "pourrait pas voter pour". Il a travaillé en tandem avec Stella Dupont, également du Maine-et-Loire, ex-PS, comptable de formation, qui s'est également abstenue.

Au MoDem, Brahim Hammouche (Moselle), chef de service en psychiatrie,  a glissé lors des débats : "La bienveillance était au coeur de notre campagne". Surnommé "l'Insoumis du MoDem", Erwan Balanant, photographe et réalisateur, s'est notamment opposé au placement de mineurs en rétention, disant avoir "du mal à supporter" des enfants "derrière les grillages". 

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