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Les Républicains : les jeunes militants optimistes sur l'unité du parti

ÉCLAIRAGE - Des divisions au sein de parti ont pu donner l'image d'une formation morcelée à l'approche des régionales. Mais pour les jeunes militants, c'est toujours mieux que les années précédentes.

François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy sur la photo de "l'unité pour les journalistes" selon un jeune militant
François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy sur la photo de "l'unité pour les journalistes" selon un jeune militant Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze
Journaliste RTL

La rentrée se poursuit chez Les Républicains. Après La Baule le week-end dernier avec les ténors Alain Juppé, François Fillon et Nicolas Sarkozy, c'est au tour des jeunes du parti de faire leur rentrée. Ce samedi 12 septembre, 1.500 jeunes militants Les Républicains sont attendus au Touquet pour le Campus. Au programme : ateliers-formations, séances plénières, activités sportives, grande table ronde, soirée "du Campus" mais aussi un meeting du président. 

Cette journée est l'occasion pour les militants de se retrouver "unis" avant les élections régionales. Et l'unité, c'est justement l'image qu'ils retiennent de La Baule avec l'université d'été du parti où Alain Juppé, François Fillon et Nicolas Sarkozy, sont apparus côte à côte malgré les différences. Mais selon Julien Paudoie, jeune militant Les Républicains et soutien de François Fillon à la primaire, cette entente était destinée aux "journalistes". Et pour cause, aucun des trois rivaux n'a assisté au discours des autres. Julien Paudoie n'en est pas moins persuadé que son parti est "rassemblé pour les régionales". 

Le corps militant uni pour les régionales

Pour ces jeunes, ce rassemblement ne passe pas nécessairement par les hauts rangs du parti, mais bien par les militants eux-mêmes. Entre juppéistes, lemairistes, sarkozystes, fillonistes, l'entente est au rendez-vous à en croire ces jeunes du parti. "J'étais à La Baule, raconte Pierre Liscia, soutien de Fillon et délégué au bureau national. Depuis la rentrée, il y a un engouement d'espoir, une dynamique partagée chez les militantsMême si chacun soutient son candidat à la primaire, il y a une bonne cohésion chez les jeunes". Sauf que l'image extérieure renvoyée est différente : les divisions semblent ternir le discours LR. Les grandes voix du parti ne sont pas d'accord entre elles et le font savoir, comme sur la question de l'accueil des migrants. 

Selon les jeunes militants, ces batailles d’ego et de pouvoir ne sont pas à l'ordre du jour. "Ce n'est pas qu'il y a deux discours, mais deux échelles de raisonnement" : les régionales et la primaire, analyse Pierre Liscia. "La base militante n'est pas dans l'esprit de la primaire. Tout le monde est concentré sur les régionales", insiste-t-il. Dans un message posté sur son profil Facebook, Nicolas Sarkozy recommande de ne pas être "obsédés trop tôt" par la primaire. "Les Français ne comprendraient pas que nous leur donnions le sentiment d’être obsédés trop tôt par cette échéance", a écrit l'ancien chef de l'État.

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Les jeunes semblent confiants. "On sait qu'il y a des divisions, mais on essaye de montrer une unité. La victoire des régionales montrera l'unité", promet l'un, "ils vont faire le job pour les régionales pour sauver certaines régions des socialistes", prédit un autre. Cette université d'été était "une belle manifestation réussie" aux yeux du jeune Les Républicains filloniste, Julien Paudoie. Même son de cloche chez Pierre Schaegis, un pro-Sarkozy, qui se félicite de cette "bonne image donnée", "une image de rassemblement pour la rentrée. Une rentrée réussie". 

Une rentrée meilleure que les précédentes

Chez les Socialistes, le rendez-vous de La Rochelle a été le théâtre de nombreuses divisions et notamment d'un dîner électrique entre les jeunes et les dirigeants du parti. Au Front national, le spectacle n'était pas à l'union non plus, avec la menace de la venue de Jean-Marie Le Pen. Même s'il n'est pas venu, le déchirement familial de ces dernières semaines a entaché l'image d'unité au sein du parti. 

Le délégué au bureau national des jeunes Les Républicains, Pierre Liscia, se souvient des précédentes éditions : "Ça va déjà mieux que les précédentes", sourit-il. En 2012, l'heure était à la défaite après la présidentielle. Jean-François Copé et François Fillon se battaient pour la présidence du parti. L'année suivante, ce n'est pas bien mieux selon lui. "S'il y avait un chef, Copé, il était très clanique". Enfin, en 2014, il se retrouve éclaboussé par l'affaire Bygmalion et les révélations de Jérôme Lavrilleux

"Donc oui, en 2015, c'est mieux. Au moins il y a un chef de file et l'image du rassemblement", conclut-il. Mais jusqu'à quand ? Une fois les régionales de décembre passées, les distorsions risquent de reprendre, surtout que la liste des candidats ne cesse de s'allonger. Même s'il n'y en a que trois qui sont officiellement candidats, d'autres ont fait savoir leur ambition, comme Bruno Le MaireNadine Morano ou encore Jean-François Copépersuadé de pouvoir remporter l'élection nationale. Cette dernière candidature "fait sourire chez les militants". "Sauf grâce à la pitié, je ne vois pas comment il peut être élu président en 2017, ni même candidat à la primaire", analyse un jeune LR. 

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