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Les Républicains : le vote de confiance au gouvernement, un problème en perspective

DÉCRYPTAGE - Entre la ligne Raffarin et la ligne Baroin, Les Républicains foncent vers une division sur la question du vote de confiance au gouvernement. Mais pour l'instant, pas question d'en parler au sein du parti.

Jean-Pierre Raffarin et François Baroin, le 7 mai 2012
Jean-Pierre Raffarin et François Baroin, le 7 mai 2012
Crédit : BERTRAND LANGLOIS / AFP
Marie-Pierre Haddad

Coup sur coup avec l'élection présidentielle et les élections législatives, La République En Marche aura réussi à fissurer Les Républicains. Deux lignes s'affrontent au sein du parti brisé par la défaite de François Fillon dans la course à l'Élysée : ceux qui veulent s'associer à Emmanuel Macron et ceux qui veulent s'y opposer. Voyant la défaite s'annoncer, François Baroin anticipe déjà la reconstruction de LR. "Nous sommes sur un chemin de crête avec deux versants nord", explique le chef de file des Républicains pour les élections législatives.

Au micro de BFMTV, l'ancien ministre, un temps évoqué comme solution de repli pour la présidentielle, a déclaré sans détour : "Non, je ne voterai pas la confiance au gouvernement. Je fais campagne sur des projets qui sont différents de La République En Marche. Je ne fais pas confiance à un gouvernement qui va augmenter les impôts. Je ne fais pas confiance à un gouvernement qui ne peut pas rétablir la politique familiale et qui ne propose pas de mesures adaptées pour lutter contre le terrorisme".

"Les constructifs" en marge des Républicains ?

Cependant, trancher cette question n'est pas à l'ordre du jour chez Les Républicains. Bernard Accoyer, le secrétaire général du parti, a remis à "après les législatives" la réflexion sur ce sujet, qu'il qualifie de "fondamental". Mais chez certains Républicains, le choix est déjà fait, notamment chez "Les constructifs". C'est ainsi que se sont baptisés ceux qui souhaitent accorder leur confiance au gouvernement d'Emmanuel Macron et Édouard Philippe. Parmi eux, Jean-Pierre Raffarin, mais aussi Thierry Solère ou encore Franck Riester, proche du premier ministre. 

Le vote de confiance pourrait être l'acte qui enclencherait la fin des Républicains. Selon un responsable du parti, cité par l'AFP, "Les constructifs" pourraient "s’exclure de fait" du parti s'ils n'arrivent pas à constituer un groupe à l'Assemblée nationale. Lors du bureau politique organisé au lendemain du premier tour des élections législatives. Jean-Pierre Raffarin a voulu évoquer le sujet mais a été recalé par Jean Léonetti : "On n'est pas dans la séquence d'après". Ce à quoi l'ancien premier ministre a répondu : "Je suis prêt à avoir ce clash maintenant"

Un débat qui va leur exploser à la figure la semaine prochaine

Alba Ventura, éditorialiste politique chez RTL
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Selon Alba Ventura, éditorialiste politique de RTL, "même si les Républicains ont tenté cette semaine d'étouffer leurs divisions, on a vu combien les plaies étaient béantes. Notamment en ce qui concerne l'attitude à adopter vis-à-vis du gouvernement, entre ceux qui disent vouloir voter la confiance à Édouard Philippe et ceux qui s'y opposent. C'est un débat qui va leur exploser à la figure la semaine prochaine". Elle ajoute que cet événement peut souligner la "profonde fracture" qui freine la remobilisation des troupes. "Le feu couve sur la future direction du parti, entre les partisans de la ligne dure tendance Laurent Wauquiez et ceux qui appellent à être 'constructif' avec le pouvoir en place".

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