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"Le régalien n'a jamais été son truc" : Emmanuel Macron peine à imposer une ligne claire sur le maintien de l'ordre après le 17 octobre

Emmanuel Macron, qui avait d'abord demandé de la mesure face aux lycéens à la suite d'images choquantes lors de blocages d'établissements, a opéré un changement de ton après le 17 octobre et les violences en marge des manifestations.

Le président français Emmanuel Macron s'adresse aux médias le 21 octobre 2026.

Crédit : Benoit Tessier / POOL / AFP

"Il ne faut pas baisser la garde" : Emmanuel Macron peine à imposer une ligne claire sur le maintien de l'ordre

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Pauline Théveniaud - édité par La rédaction numérique de RTL

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Trop laxiste pour les uns, trop répressif pour les autres. Début octobre, Emmanuel Macron a demandé plus d'empathie face aux lycéens et la suspension de grenades assourdissantes à la suite d'images choquantes lors des blocages d'établissements scolaires. "Proportionnalité et déontologie", martèle alors le président de la République.

Mais après les violences en marge des manifestations du 17 octobre, le président a adopté un ton martial et un dispositif a maxima : seuls seront autorisés les défilés organisés par les syndicats. "Il ne faut pas baisser la garde", insiste le chef de l'État en privé. Mais face à ceux qui suggèrent d’en appeler aux militaires, en conseil de sécurité, il s’énerve : "Je n’utiliserai jamais l’armée contre le peuple français".

Ancien macroniste passé chez Raphaël Glucksmann, le député Sacha Houlié, voit dans ces variations une gouvernance par les sondages. "Tout ce qui consiste à traiter les mineurs différemment des majeurs est une bonne solution, donc on comprend mal qu'ensuite on y revienne. C'est encore une fois une forme de concession à l'opinion publique la plus radicale, de manière récurrente", déplore l'élu au micro de RTL.

À l’inverse, un proche de Bruno Retailleau juge que le message du président sur l’empathie "a démobilisé les forces de l’ordre". "Le régalien n'a jamais été son truc", critique un candidat de droite. "On ne donne pas les mêmes consignes face à 200.000 jeunes ou face à des black blocs et des pilleurs", rétorque l'entourage d'Emmanuel Macron. Ses "messages" apparaissent "contradictoires", admet un proche, mais "c’est un équilibre toujours très compliqué à trouver".

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