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Il estime qu'il n'y a pas "mille solutions" : en coulisses, Emmanuel Macron se dit favorable à la primaire des démocrates demandée par Gabriel Attal

Alors que Gabriel Attal a appelé à l'organisation d'une "primaire des démocrates", Emmanuel Macron se dit en privé favorable à cette solution, puisqu'aucun candidat du bloc central ne se démarque à ce stade. Mais il ne compte pas s'impliquer dans le processus.

Emmanuel Macron, le 19 octobre 2026, au Koweït

Crédit : Benoit Tessier / POOL / AFP

Présidentielle 2027 : en coulisses, Emmanuel Macron se dit favorable à une primaire des démocrates

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Pauline Théveniaud - édité par Laurène Rocheteau

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Une fois n'est pas coutume, Emmanuel Macron et Gabriel Attal tombent d'accord. Selon les informations de RTL, le président de la République se montre en coulisses favorable à la "primaire des démocrates" voulue par Gabriel Attal. Ce dernier avait appelé il y a quelques jours à organiser cette primaire du bloc central et de la droite en l'absence de candidat capable de se démarquer pour empêcher un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon au second tour. 

Et en l'absence de réelle figure de leadership, il n'y a pas "mille solutions", répète Emmanuel Macron en privé. Auprès de ses confidents, il déduit qu'une primaire est nécessaire, déclarant à qui veut l'entendre "Faites donc une primaire pour régler tout ça", confirme un proche du président. 

Il ne s'impliquera pas dans le processus

Mais la convergence entre Emmanuel Macron et Gabriel Attal s'arrête là : en coulisses, on confirme que le président ne croit pas à la candidature de son ancien Premier ministre, pas plus qu'à celle d'Édouard Philippe. 

Aucun des deux ne se démarque réellement dans cette campagne : Selon un dernier sondage en date Ipsos BVA-Cési École d’ingénieurs pour Le Parisien - Aujourd’hui en France, Gabriel Attal ne recueillerait que 9,5% des intentions de vote des sondés, alors qu'il était encore à 14% il y a six semaines, et Édouard Philippe est lui aussi en net recul, avec seulement 15% des intentions de vote même s'il est le seul candidat du bloc central. 

À écouter aussi

Emmanuel Macron ne s'impliquera pas dans le processus de cette primaire. Sa position du moment est de laisser faire ses héritiers potentiels, puisqu'ils ont décidé de s'affranchir de lui. "À eux de prendre leurs responsabilités", traduit un proche d'Emmanuel Macron. "Ils seront seuls comptables du résultat final". Le président estime toutefois qu'en parlant de bloc central et de la droite pour cette primaire, ils poussent les électeurs de centre-gauche qui avaient voté pour lui en 2017 dans les bras de Raphaël Glucksmann. 

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