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Des casseurs à Paris, le 18 octobre 2026
Crédit : Matthieu RONDEL / AFP
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Au lendemain de scènes de vandalisme contre d'innombrables commerces dans plusieurs villes de France, les secteurs du commerce et du tourisme ont appelé les pouvoirs publics à mettre fin aux violences et à accompagner les entreprises touchées. 1.500 commerces ont été vandalisés, selon la Fédération du Commerce et de la Distribution.
Emmanuel Macron a promis une réponse ferme. "Ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser".
Quel est le profil de ces casseurs-pilleurs de ceux qui ont cassé et pillé les commerces à Paris, à Lyon, Marseille, Lille ou encore Bordeaux ? À noter que dans cette enquête, nous n'évoquerons pas les Black Bloc qui sont des individus politisés et que certains politiques associent à l'ultra-gauche. Ce sont des habitués des manifestations qui mènent des actions violentes contre les forces de l'ordre.
En majorité, ces casseurs sont des jeunes venus en groupe de 10, 20, 30 et âgés entre 16 et 25 ans. À Paris, par exemple, un quart des gardés à vue sont des mineurs, selon le parquet. Pour les autres, compliqué de leur donner un âge puisqu'ils étaient cagoulés, habillés de la même façon, en noir, de la tête aux pieds.
Ces petits groupes se sont rassemblés pour détruire à coups de pied, à coups de barres de fer, les devantures des supermarchés, des boutiques de vêtements de sport ou encore des boutiques de luxe, des commerces qu'ils ont pillés, dévalisés en quelques minutes.
Des scènes identiques à Marseille, à Bordeaux, à Lille, à Lyon. Lyon, où selon nos correspondants sur place, ces casseurs-pilleurs étaient très organisés. Certains utilisaient des scooters et des trottinettes pour repartir avec la marchandise volée le plus rapidement possible.
Deuxième profil : ces jeunes qui ont profité des pillages pour se servir. Ils sont de très jeunes adolescents et ont moins de 15 ans. Selon les correspondants de RTL à Lille, à Rennes, à Marseille, les profils sont similaires.
À Marseille, un homme décrit le sentiment de déclassement qui pousse à l'opportunisme. "On essaye de récupérer ce qu'on paye toute l'année. En fait, on est taxé toute l'année quand on achète un truc. Et là, on saisit l'occasion de récupérer un petit peu. Que ce soit des paires de baskets, des habits, des bijoux. Normalement, quand on vole, on a un minimum de culpabilité. Ce n'est même pas le cas", explique-t-il à RTL.
Dans les rangs des jeunes pilleurs, on retrouve aussi des adolescentes. Elles ressortent des boutiques saccagées avec des produits de beauté, des sous-vêtements, des téléphones dans des sacs en papier.
Ces pillages étaient-ils prévus ou la situation hors de contrôle a-t-elle provoqué ces scènes de vandalisme ? Il est compliqué de donner une réponse catégorique. Mais ce qu'il est possible de confirmer est que des vidéos circulaient depuis quelques jours sur les réseaux sociaux avec des messages clairs : "J'irai voler chez Sephora", chez "Nike", "on casse tout sauf Lidl".
Pour autant, dans certaines rues, beaucoup de pillages ont été commis de manière opportuniste en l'absence de policiers.
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