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L'Assemblée rejette la proposition de dénoncer les accords franco-algériens de 1968

Si le projet de loi immigration n'est pas encore arrivé à l'Assemblée nationale, Les Républicains défendaient ce jeudi une résolution pour dénoncer les accords franco-algériens de 1968.

Michèle Tabarot (LR), questeure de l'Assemblée nationale, le 7 décembre 2023.

Crédit : Bertrand GUAY / AFP

L'Assemblée rejette la proposition de dénoncer les accords franco-algériens de 1968

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William Galibert

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Alors que le projet de loi immigration n'est attendu à l'Assemblée que la semaine prochaine, les débats s'annoncent d'ores et déjà houleux. Une proposition des Républicains a offert ce jeudi 7 décembre en séance un avant-goût des discussions à venir. Michèle Tabarot, députée LR des Alpes-Maritimes, a défendu ce matin une proposition de résolution pour dénoncer l'accord franco-algérien de 1968. Ce dernier octroie un statut particulier aux ressortissants algériens en ce qui concerne la circulation, le séjour et le travail sur le territoire français.

La proposition a donné lieu à une passe d'armes entre la députée et le groupe de La France insoumise. "Je n'ai pas de leçon à recevoir de vous. Vous étiez les amis du FLN qui ont aidé à tuer des Français en Algérie, et vous êtes aujourd'hui les amis du Hamas", a lancé au sein de l'Hémicycle la députée à l'intention du banc des Insoumis. Fille d'un dirigeant de l'OAS et bras droit d'un des généraux putschistes d'Alger, elle s'est dite "fière" de son "histoire familiale".

"Vous tournez le dos à l'histoire et à l'honneur de votre famille politique, celle du gaullisme, pour courir après le Rassemblement national. Cynisme et démagogie", a répondu Bastien Lachaud, député insoumis de Seine-Saint-Denis. 

Le regroupement familial facilité et la délivrance de visas ont également été à l'ordre du jour ce jeudi au Palais Bourbon. Le RN, qui a apporté son soutien à l'initiative des LR, a quant à lui fait le lien entre immigration et insécurité. Le gouvernement a lui défendu une renégociation de ces accords plutôt qu'une suppression pure et simple. La proposition de résolution a été rejetée, avec 151 voix contre et 114 pour.

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