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Jérôme Lavrilleux : "L'UMP mourra de la haine de ses dirigeants actuels"

Visé depuis mardi soir par une procédure d'exclusion de l'UMP, Jérôme Lavrilleux n'a visiblement pas l'intention de plonger seul. Dans un article paru dans "Le Parisien" ce mercredi, il dénonce la dérive actuelle du parti.

Jérôme Lavrilleux lors d'une conférence de presse au siège de l'UMP en novembre 2012 (archive).
Jérôme Lavrilleux lors d'une conférence de presse au siège de l'UMP en novembre 2012 (archive).
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Jérôme Lavrilleux n'a pas fini de régler ses comptes. Sous le coup d'une procédure d'exclusion du parti depuis mardi soir en raison de son implication dans l'affaire Bygmalion, l'ancien bras droit de Jean-François Copé prédit notamment au parti un sort funeste, dans un article paru dans Le Parisien, mercredi 25 juin.

L'UMP ne mourra pas de ses problèmes financiers, mais de la haine aveugle et irrationnelle de ses dirigeants actuels

Jérôme Lavrilleux

Cette sanction, prise après deux heures de bureaux politique de l'UMP, ne passe toujours pas pour l'ancien collaborateur de Jean-François Copé. Il n'a pas du tout l'intention de "servir de fusible" et se dit même prêt à contester l'exclusion "en allant, s'il le faut, devant les tribunaux".

Un traitement plus sévère ?

Jérôme Lavrilleux est considéré comme un des éléments centraux de l'affaire Bygmalion, ce système de double facturation mis en place pour masquer les dépenses de l'UMP à la présidentielle de 2012. Voulant faire table rase de ce passé décrié, le parti serait en mission pour "purger les années Copé", estime Lavrilleux. Selon lui, il s'agirait même d'un "procès politique".

J'ai vingt-cinq ans d'engagement politique au RPR et à l'UMP. Je n'ai tout simplement jamais vu ça

Jérôme Lavrilleux

Fort de cette implication dans le parti, le tout nouveau député européen ne demande pourtant "aucun traitement de faveur", mais souhaite simplement être "traité comme les autres"

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"Les autres" sont tout désignés : Alain Juppé, d'abord. Il "était resté président de l'UMP jusqu'en juillet 2004, c'est-à-dire à la date de sa condamnation définitive après appel" dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. Edouard Balladur, ensuite. "Alors qu'on vient d'apprendre que la Cour de justice de la République va enquêter sur le financement de sa campagne en 1995", il ne fait pour l'instant pas l'objet d'une procédure d'exclusion du parti.

Des larmes au combat

Il ne s'agit plus là du Jérôme Lavrilleux les larmes aux yeux qu'on avait découvert lors de ses déclarations fracassantes à la télévision en mai dernier. Pour lui, il ne s'agissait d'ailleurs pas là d'"aveux". 

Je n'ai fait qu'expliquer comment on en était arrivé là, c'est tout

Jérôme Lavrilleux

Résolument combatif, il attend même d'être mis en examen "pour avoir accès aux pièces du dossier". Une attitude qui ne passe pas inaperçue auprès de ses anciens collaborateurs. À l'instar de Jean-François Copé : mardi midi, selon Le Parisien, lors d'un entretien avec quelques parlementaires à l'Assemblée, il s'est presque amusé de la situation.

Si vous le virez, faites gaffe. C'est une grenade dégoupillée qu'il faut manier avec précaution

Jean-François Copé

"Si vous le virez, faites gaffe. C'est une grenade dégoupillée qu'il faut manier avec précaution", aurait ainsi déclaré le député-maire de Meaux.

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